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RÉCIT : Le Liban entre Israël et le Hezbollah — l’angle mort d’un accord bâclé
Crédit: Adobe Stock

Un État qui n’a jamais réussi à avoir le monopole de la force

Pour comprendre pourquoi le Liban est l’angle mort de tout accord régional, il faut comprendre sa structure politique singulière. Depuis les accords de Taef en 1989, le Liban vit avec le confessionnalisme politique — un système où le pouvoir est distribué entre communautés religieuses — et avec la réalité d’un «État dans l’État» : le Hezbollah, qui dispose d’une armée plus puissante que les Forces armées libanaises officielles, d’un réseau social et économique tentaculaire, et d’une loyauté iranienne qui dépasse la loyauté à l’État libanais.

Depuis l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah — accord que ni l’un ni l’autre n’a pleinement respecté — le Liban vit dans une zone grise permanente. Les FAL ont partiellement déployé dans le sud, conformément aux exigences de la résolution 1701 de l’ONU. Mais le Hezbollah maintient une présence dans les zones que les FAL sont censées contrôler. Et Israël maintient une présence militaire dans des zones du Liban-Sud qu’il considère comme essentielles à sa sécurité.

Trois objectifs libanais dans un paysage diplomatique défavorable

Selon l’analyse du CSIS publiée le 24 juin 2026, le Liban poursuit trois objectifs stratégiques dans ce contexte : premièrement, obtenir le retrait israélien de son territoire occupé ; deuxièmement, renforcer l’autorité et la capacité de l’État libanais — notamment ses FAL ; troisièmement, ramener les activités militaires du Hezbollah sous le monopole de force de l’État. Ces trois objectifs sont cohérents et légitimes. Ils sont aussi en tension directe avec les intérêts de chaque autre acteur dans l’équation.

Israël ne retirera pas ses forces tant qu’il perçoit la menace Hezbollah comme persistante. Le Hezbollah ne désarmera pas sous la pression — et ne confiera pas son arsenal à un État libanais qu’il juge trop faible pour le protéger contre Israël. L’Iran ne laissera pas sa principale projection de puissance régionale se démilitariser sans garanties en retour. Et les États-Unis soutiennent le droit d’Israël à frapper des cibles qu’il considère comme une menace imminente — ce qui contredit fondamentalement tout mécanisme de cessez-le-feu stable.


Le Liban est le pays où toutes les équations géopolitiques du Moyen-Orient convergent et s’annulent. Chaque fois qu’un accord semble possible, les contradictions structurelles le font exploser. Le pays a une résilience extraordinaire — mais une résilience qui ressemble parfois à de la résignation.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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