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RÉCIT : Le sommet E5 de Berlin — l’Europe à cinq forge son armure avant l’OTAN d’Ankara
Crédit: Adobe Stock

Le pilier européen de l’OTAN renforcé

Le premier des cinq axes de la déclaration E5 de Berlin porte sur le leadership européen et le partage du fardeau au sein de l’OTAN. Les cinq leaders se sont engagés à construire « un rôle européen plus fort au sein de l’OTAN, avec l’Europe assumant une plus grande responsabilité pour notre sécurité transatlantique commune ». Cette formulation, apparemment technique, est en réalité politiquement révolutionnaire. Elle signifie que les Européens acceptent la logique de la « NATO 3.0 » promue par Rutte : l’Alliance reste transatlantique, mais l’Europe prend en charge davantage sa propre défense.

Le chancelier Merz avait été explicite sur les chiffres lors de la conférence de presse finale : l’Allemagne augmente ses dépenses de défense à 3,5 % du PIB et vise d’atteindre cet objectif dès 2029. La France, le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne effectuaient également des « investissements massifs » dans leurs défenses. Merz avait formulé l’intention clairement : « nous voulons que nos voisins se sentent plus en sécurité lorsque l’Allemagne devient plus forte ». Le message à Poutine était tout aussi limpide : « l’Ukraine restera forte, et le soutien de l’Europe ne fléchira pas ».

La sécurité collective et la dissuasion face à la Russie

Le deuxième axe porte sur la sécurité collective et le renforcement de la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance. Les cinq leaders ont affirmé leur volonté de « renforcer proactivement la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance » et d’augmenter les contributions aux activités de dissuasion de l’OTAN, « afin de répondre à la menace la plus significative et directe de la Russie ». Cette référence directe à la Russie comme « menace la plus significative » est remarquable dans son absence de circumlocution diplomatique. L’ennemi est nommé.


Nommer la Russie comme la menace principale, noir sur blanc, dans une déclaration commune des cinq grandes puissances européennes — voilà un acte politique qui aurait été impensable en 2021. Poutine pensait que sa guerre diviserait l’Europe. Elle l’a soudée. C’est peut-être sa plus grande erreur stratégique depuis le début du conflit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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