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ANALYSE : Accord US-Iran : un répit fragile qui profite d’abord au pétrole de Poutine
Crédit: Adobe Stock

Le mémorandum d’entente du 17 juin

Le MoU du 17 juin 2026 constitue le cadre d’une cessation des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran, après la guerre qui a débuté le 28 février 2026. L’accord prévoit plusieurs éléments selon les rapports disponibles : Téhéran s’engage à garantir le passage libre dans le détroit d’Hormuz et à permettre le retour des inspecteurs de l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) sur ses sites nucléaires. En échange, les États-Unis accordent un allègement temporaire des sanctions qui permet à l’Iran d’exporter son pétrole.

Plus concrètement, le Trésor américain a émis une licence temporaire de 60 jours — valable jusqu’au 21 août 2026 — autorisant la production, le transport et la vente de pétrole iranien, ainsi que son importation aux États-Unis. Cette licence exclut explicitement les transactions impliquant des entités sanctionnées de Corée du Nord ou de Cuba, ou le territoire ukrainien occupé par la Russie. Selon Arab News du 23 juin 2026, l’Iran a également lié son programme nucléaire au MoU et cherche à maintenir sa capacité de contrôle sur le détroit d’Hormuz comme levier dans les négociations finales.

Ce qui reste à négocier : le vide béant

Le MoU est une trêve, pas un accord final. Les questions les plus difficiles restent entières : le programme nucléaire iranien et les conditions de vérification par l’AIEA (voir n1067), le statut permanent d’Hormuz, le retrait total ou partiel des forces américaines et israéliennes de la région, le sort du Liban et des positions de l’IDF dans le sud du pays (voir n1068), les 24 à 25 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés qui pourraient être débloqués, et les modalités d’une reconstruction estimée à 300 milliards de dollars. Autant de sujets qui font l’objet de désaccords profonds entre les parties et qui pourraient faire échouer les négociations en cours à Genève.

Selon le Guardian du 22 juin 2026, le vice-président Vance a qualifié les discussions de prometteuses mais a reconnu qu’un accord final exigerait de résoudre des questions complexes. L’AIEA a insisté publiquement, comme rapporté par Al Jazeera le 26 juin, sur la nécessité d’un « système de vérification très fort ». L’Iran, pour sa part, nie avoir accepté des inspections permanentes — créant une « guerre de déclarations » selon le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi. Le répit est fragile et le chemin vers un accord durable est semé d’embûches.


Un accord qui ouvre Hormuz et suspend la guerre — c’est mieux que la guerre ouverte, objectivement. Mais je suis mal à l’aise avec la façon dont cet accord est présenté comme une victoire. Une victoire sur quoi ? L’Iran a déclenché une guerre régionale, bombardé des villes, menacé la sécurité maritime mondiale — et il repart avec ses avoirs débloqués et son pétrole vendu. C’est une gestion de crise, pas une victoire stratégique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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