5 % du PIB : un engagement historique pour la défense
Le sommet OTAN d’Ankara des 7 et 8 juillet 2026 se tient dans un contexte de pression budgétaire inédite sur les défenses européennes. L’Alliance a fixé l’objectif de 5 % du PIB en dépenses de défense d’ici 2035 — un chiffre astronomique comparé aux 2 % du sommet de Galles de 2014. Cette escalade des objectifs reflète la prise de conscience collective que le monde est entré dans une période de compétition militaire soutenue. Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte a évoqué «des dizaines de milliards» de contrats de défense qui seront annoncés lors du sommet, couvrant des systèmes qui prennent des années à produire — munitions, blindés, systèmes de défense aérienne, drones.
Mais le sommet d’Ankara se tient sous un nuage d’incertitude. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a ouvert une revue de six mois de la présence militaire américaine en Europe et a conditionné les contributions américaines à l’OTAN au respect des objectifs de dépenses par les alliés. L’annulation de 4 000 troupes américaines prévues en Pologne — documentée par le Guardian — et les déclarations sur la non-automaticité des garanties de l’Article 5 ont créé des fissures dans la certitude que les États-Unis défendraient inconditionnellement leurs alliés européens. Si Beijing croit que Washington hésiterait à défendre ses alliés européens, la même logique s’applique à sa lecture de l’engagement américain envers Taïwan.
Hegseth qui conditionne les garanties de l’Article 5 au respect des objectifs de dépenses — je comprends la frustration américaine face à des décennies d’insuffisance européenne. Mais transformer une garantie de sécurité collective en un accord commercial conditionnel, c’est fondamentalement changer la nature de l’OTAN. Poutine lit ces signaux. Xi Jinping les lit. Et ils calculent en conséquence.
Ce que l'Europe doit faire maintenant pour Taïwan
Reconnaître la connexion Ukraine-Taïwan
La leçon fondamentale que l’Europe doit tirer de son expérience avec la guerre en Ukraine est que les problèmes de sécurité géopolitique ne restent pas géographiquement confinés. Ce qui se passe autour de Taïwan affecte la sécurité mondiale via des chaînes d’approvisionnement technologiques — Taïwan fabrique environ 90 % des puces les plus avancées via TSMC — via la stabilité des routes maritimes indo-pacifiques et via le signal que sa défaite ou sa survie enverrait à toutes les dictatures du monde. Les déclarations conjointes franco-britanniques-allemandes sur les mouvements du porte-avions chinois Liaoning sont un premier pas. Mais l’Europe a besoin d’une politique indo-pacifique cohérente qui ne soit pas seulement une déférence aux priorités américaines.
Le principe de base de la dissuasion est qu’elle doit être établie avant la crise, pas pendant. L’Occident est en train d’apprendre cette leçon douloureusement en Ukraine : les armes et le soutien qui sont enfin fournis aujourd’hui auraient eu infiniment plus de valeur dissuasive s’ils avaient été fournis en 2021. La même logique s’applique à Taïwan. Les systèmes de défense que Taipei cherche à acquérir, les exercices militaires conjoints qu’elle veut conduire, la clarté stratégique américaine qu’elle réclame — tout cela a plus de valeur comme dissuasion aujourd’hui que comme soutien après le début d’une crise. Une Europe qui augmente ses dépenses de défense de 2 % à 5 % du PIB mais qui n’a aucune stratégie pour l’Indo-Pacifique rate l’essentiel de la menace à long terme.
Je sais que demander à l’Europe d’investir simultanément dans sa défense contre la Russie, dans son soutien à l’Ukraine, et dans une stratégie indo-pacifique pour dissuader la Chine semble demander l’impossible. Mais il y a quelque chose que l’histoire enseigne sans relâche : payer le prix de la dissuasion est toujours moins cher que payer le prix de la guerre. Nous devrions avoir appris cette leçon. Nous l’apprenons encore.
Introduction : Le choix que l'Occident refuse de faire
Deux guerres, une seule question
Pendant que l’Occident se mobilise pour l’Ukraine, soutient ses dépenses de défense, sanctionne la Russie et débat de la paix, une autre menace — plus grande, plus patiente, mieux financée — continue d’avancer. La Chine encercle Taïwan méthodiquement, semaine après semaine, incursion après incursion, navire après navire. Et l’Occident, absorbé par les urgences ukrainiennes et les tensions irano-américaines, n’a pas encore eu le courage de nommer cette réalité avec la clarté qu’elle exige : Taïwan est notre ligne de front. Si elle tombe, ce n’est pas seulement une île de 23 millions d’habitants qui disparaît sous le joug d’une dictature. C’est l’ordre international libéral lui-même qui reçoit le coup fatal.
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses sur les modalités de la défense de Taïwan. Je n’ai pas accès aux plans militaires de Washington, de Tokyo ou de Canberra. Mais je peux nommer ce que je vois : une accumulation délibérée de faits accomplis par Beijing, une tentative systématique de normaliser une présence maritime et aérienne qui érode la souveraineté taïwanaise millimètre par millimètre, et un Occident qui préfère l’ambiguïté stratégique à la clarté morale.
Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Depuis le 1er juin 2026, les gardes-côtes chinois patrouillent en quasi-continu dans les eaux à l’est de Taïwan — une zone historiquement exclue de la sphère de coercition directe de Beijing. Le 25 juin 2026, 14 sorties d’avions de l’APL ont été détectées en une seule journée, avec 10 franchissant la ligne médiane. Le porte-avions Liaoning vient de compléter son plus long déploiement en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental — plus de 40 jours. La PLA Daily a publié, le 22 juin, la première image officielle du missile hypersonique DF-17 équipé du planeur DF-ZF — conçu précisément pour détruire les réseaux de défense aérienne adverses. Et l’UE a confirmé que la Chine a entraîné des soldats russes sur les drones et le déminage en Ukraine.
Ces faits ne sont pas des incidents isolés. Ils sont les pièces d’un puzzle que nous assemblons en direct. Et le tableau qui en ressort n’est pas rassurant.
Je vais être direct : l’Occident sous-estime la Chine comme il avait sous-estimé la Russie en 2021. Nous regardons les signaux, nous les cataloguons, nous rédigeons des rapports — et nous espérons que le problème se résoudra lui-même. Il ne se résoudra pas. La Chine a une stratégie. Elle a un calendrier. Et elle avance. Il est temps que nos dirigeants parlent avec la même clarté que les analystes de l’ISW ou de l’AEI.
Le modèle que Beijing teste : éroder sans déclencher
La stratégie du fait accompli progressif
Ce qui rend la stratégie chinoise envers Taïwan particulièrement redoutable, c’est précisément qu’elle évite le déclenchement d’une réponse militaire occidentale directe. Beijing ne réalise pas d’invasion spectaculaire qui galvaniserait instantanément les alliés de Taïwan. Elle avance par couches successives de présence normalisée : des gardes-côtes qui patrouillent, puis des navires de recherche scientifique escortés, puis des relevés environnementaux, puis des «opérations de law enforcement», puis des exercices militaires de plus en plus proches.
Chaque étape est présentée comme une réponse à une «provocation» taïwanaise ou étrangère. Chaque étape, prise isolément, semble «gérable». C’est l’accumulation qui est catastrophique. L’ISW a documenté ce mécanisme dans son rapport du 26 juin 2026 : la Chine cherche à normaliser sa présence dans les eaux à l’est de Taïwan de la même façon qu’elle a normalisé sa présence autour des îles Kinmen depuis 2024 — ce que les analystes appellent le «modèle Kinmen». Si le modèle Kinmen s’applique à l’est de Taïwan, l’île sera pratiquement encerclée par une présence militaire et paramilitaire chinoise permanente.
L’opération d’influence politique en cours
La pression militaire n’est que la face visible de la stratégie chinoise. L’AEI a documenté le 26 juin 2026 l’existence d’un réseau de 163 pages Facebook inautentiques diffusant des contenus pro-Beijing à destination des électeurs taïwanais en vue des élections locales de novembre 2026. La Chine n’a pas besoin d’envahir Taïwan si elle peut installer des gouvernements locaux favorables à Beijing par la subversion électorale. Et au-delà des élections locales, des partis d’opposition au sein du Parlement taïwanais — dont certains ont des liens ou des positions conciliantes envers Beijing — ont bloqué le budget de défense de 2026 pendant plus de neuf mois, retardant des achats d’armements critiques.
La combinaison des opérations militaires de zone grise, de la subversion politique interne et du blocage budgétaire constitue une stratégie d’attrition multi-domaine dont l’efficacité dépasse celle d’une invasion frontale, qui provoquerait inévitablement une réponse internationale. Cette stratégie est plus dangereuse précisément parce qu’elle est moins visible.
Le blocage du budget de défense taïwanais par des partis d’opposition — et l’opération d’influence chinoise sur les réseaux sociaux pour manipuler les élections locales — révèle quelque chose de fondamental : la Chine comprend les démocraties mieux que les démocraties ne comprennent la Chine. Elle utilise les mécanismes de la démocratie contre elle-même. C’est le vrai défi du 21e siècle : protéger nos institutions sans les trahir dans l’acte de les défendre.
Pourquoi Taïwan, c'est notre affaire
Au-delà des puces électroniques : un enjeu de liberté
Le monde entier sait que Taïwan fabrique environ 90 % des puces les plus avancées utilisées dans l’industrie mondiale — via TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). Cette dépendance économique est documentée et constitue un facteur de dissuasion économique contre une invasion chinoise. Mais réduire la défense de Taïwan à une question de chaînes d’approvisionnement en semiconducteurs, c’est manquer l’essentiel.
Taïwan est une démocratie vivante. Avec ses 23 millions d’habitants, son système de santé universel, sa liberté de la presse, ses élections libres, son activation civique remarquable — Taïwan représente ce qu’une société sinoPhone peut accomplir sans les contraintes d’un régime autoritaire. Sa destruction comme entité politique libre enverrait un message dévastateur à toutes les forces démocratiques en Asie : vous pouvez vous battre, mais si Beijing décide que vous avez trop grandi, vous tomberez.
La ligne du Pacifique et la stabilité de l’Indo-Pacifique
Sur le plan stratégique, Taïwan constitue un maillon central de la première chaîne d’îles — la ligne de bases insulaires qui structure la défense du Pacifique occidental depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si Taïwan passait sous contrôle chinois, la Marine populaire de libération obtiendrait un accès direct au Pacifique occidental sans passer par le détroit de Taiwan — un avantage stratégique incommensurable qui bouleverserait les équilibres naval de l’ensemble de la région. Le Japon, les Philippines, l’Australie et la Corée du Sud se retrouveraient dans une position défensive fondamentalement différente de celle d’aujourd’hui.
C’est pourquoi des nations aussi différentes que le Japon, les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, la France et la Nouvelle-Zélande ont maintenu une présence navale en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental. Ce n’est pas de la provocation. C’est l’expression de l’intérêt vital de ces nations à maintenir un ordre international basé sur des règles plutôt que sur la loi du plus fort.
Je sais que cette position me vaudra l’accusation de «bellicisme» ou d’ethnocentrisme occidental. Mais voici ce que je réponds : défendre le droit d’une démocratie à exister sans être annexée par une dictature n’est pas du «bellicisme». C’est de la morale internationale élémentaire. Taïwan n’a jamais menacé personne. La Chine, elle, déploie des porte-avions à ses portes et entraîne des armées étrangères. La responsabilité de la tension n’est pas symétrique.
La réponse des démocraties : ce qui a été fait et ce qui manque
Les exercices militaires et les ventes d’armes
Les démocraties de l’Indo-Pacifique répondent à la pression chinoise. Taïwan a conduit ses exercices de préparation au combat immédiat du 22 au 26 juin 2026, les plus réalistes de son histoire. Son premier sous-marin domestique poursuit ses essais en mer. Elle a lancé des systèmes HIMARS dans le détroit de Taïwan lors d’exercices récents. Les États-Unis ont notifié au Congrès une nouvelle vente d’armes à Taïwan. Les exercices Valiant Shield et Resolute Dragon avec le Japon se déroulent jusqu’au 1er juillet. Le Pentagone a élargi sa liste des entreprises militaires chinoises.
Mais il manque encore quelque chose d’essentiel : la clarté stratégique. Les États-Unis maintiennent délibérément l’ambiguïté sur leur engagement à défendre Taïwan en cas d’invasion. Cette ambiguïté, qui était peut-être utile pendant la Guerre froide pour maintenir une stabilité flexible, est devenue une source de vulnérabilité dans un contexte où Beijing cherche à calculer précisément le coût d’une action. Si Pékin croit que Washington hésitera, le risque d’une erreur de calcul catastrophique augmente.
Ce que l’Europe doit faire maintenant
L’Europe, préoccupée par la sécurité de son flanc est et par la guerre en Ukraine, a longtemps considéré les affaires indo-pacifiques comme secondaires. Cette perception doit changer. La confirmation que la Chine entraîne des soldats russes sur les drones et le déminage révèle que les deux théâtres — l’Ukraine et Taïwan — sont liés par l’axe autoritaire Moscou-Beijing. Ce n’est pas deux guerres distinctes. C’est une seule stratégie de remise en cause de l’ordre international occidental conduite sur deux fronts.
Les pays européens qui envoient des navires dans le Pacifique — la France avec son porte-avions Charles de Gaulle, le Royaume-Uni avec ses frégates — font le bon choix. Ceux qui considèrent que «l’Indo-Pacifique, ce n’est pas notre affaire» font le même type d’erreur que leurs prédécesseurs qui pensaient que «l’Ukraine, ce n’est pas notre affaire» en 2021. Nous connaissons la suite de cette histoire.
Je ne suis pas indifférent à la difficulté de la position européenne : défendre l’Ukraine, financer sa propre réarmement, gérer les relations avec Trump, et maintenant s’engager sur Taïwan — tout simultanément avec des populations de plus en plus lasses des conflits et des dépenses de défense. C’est beaucoup. Mais la réalité géopolitique n’attend pas qu’on soit prêts. Elle se joue maintenant. Et si l’Europe n’investit pas dans la dissuasion en Indo-Pacifique aujourd’hui, elle paiera le prix de cet évitement demain, quand la Chine aura conclu que l’Occident ne défend que ses voisins immédiats.
La Corée du Nord dans l'équation
L’axe des aggresseurs s’étend
La menace ne vient pas de la seule Chine. La Corée du Nord a envoyé 10 000 soldats combattre aux côtés des forces russes en Ukraine, selon Zelensky. Kim Jong-un, le 25 juin 2026, a appelé à une posture militaire «destructrice» et a annoncé de nouveaux tests d’armements. Pyongyang a reçu de Moscou des transferts de technologie en échange de ses soldats et munitions, selon les analyses de l’ABC et de la Foundation for Defense of Democracies. La Corée du Sud réagit en développant une armée de «guerriers des drones» — 500 000 soldats formés à l’utilisation de 20 000 drones.
Cet axe trilatéral — Russie, Chine, Corée du Nord, avec l’Iran comme quatrième partenaire — n’est pas une coïncidence. C’est la construction délibérée d’un bloc anti-occidental qui teste nos capacités de réponse simultanée sur plusieurs fronts. Les alliances démocratiques — OTAN, AUKUS, QUAD — sont la réponse institutionnelle. Mais leur efficacité dépend de la volonté politique de les utiliser.
Le signal que l’Occident doit envoyer
Le sommet de l’OTAN à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026, sera une occasion de clarifier les engagements défensifs de l’alliance. Mais l’OTAN seule ne peut pas défendre Taïwan — c’est un théâtre indo-pacifique qui requiert d’autres cadres. Ce que l’OTAN peut faire, c’est envoyer un signal de cohésion et de détermination qui décourage Beijing de conclure que le moment est venu d’agir pendant que l’Occident est distrait. Ce signal comprend les dépenses de défense, les exercices militaires conjoints, et — le plus important — la volonté de nommer la Chine comme ce qu’elle est : la principale menace à la sécurité mondiale à long terme.
Ce n’est pas de la haine envers le peuple chinois. C’est une évaluation lucide du régime du Parti communiste chinois, qui a choisi d’utiliser la croissance économique de son pays pour financer une machine de guerre et une stratégie d’expansion régionale. Ces deux choses — respect du peuple et clarté sur le régime — peuvent coexister.
Je veux nommer quelque chose que les diplomates et les politiciens évitent soigneusement : le problème de Taïwan est, au fond, un problème de volonté politique occidentale. Nous avons les moyens de dissuader Beijing. Nous n’avons pas encore la volonté collective de l’utiliser clairement. Chaque fois que Washington maintient l’ambiguïté stratégique pour ménager les intérêts économiques avec Beijing, chaque fois qu’une capitale européenne refuse d’envoyer des navires dans le Pacifique, chaque fois qu’un dirigeant évite de nommer la Chine comme menace pour ne pas «provoquer» — nous affaiblissons la dissuasion. Et une dissuasion affaiblie est une invitation à l’erreur de calcul.
Conclusion : Nommer le danger est le premier acte de résistance
L’heure de la clarté
La Chine est la plus grande menace pour l’ordre international libéral à moyen et long terme. Ce n’est pas une opinion controversée parmi les stratèges sérieux. C’est la conclusion de dizaines d’analyses indépendantes, de rapports du Pentagone, des services de renseignement alliés, et d’institutions académiques réputées. Ce qui est controversé, c’est d’en tirer les conséquences politiques. Cet éditorial plaide pour qu’on le fasse — maintenant, pendant qu’il est encore temps de construire les architectures de dissuasion qui rendront une invasion de Taïwan trop coûteuse pour Beijing.
Taïwan doit savoir que l’Occident est là
La population taïwanaise, qui affronte quotidiennement la pression militaire et psychologique de son voisin géant, mérite de savoir que l’Occident la considère comme une partenaire précieuse et non comme un pion géopolitique sacrifiable. Les sondages montrent que 44,9 % des Taïwanais considèrent que leur sécurité passe avant tout par le renforcement de leurs propres capacités de défense, et une part comparable par la coopération avec les États-Unis. Cette détermination mérite d’être honorée par des actes concrets — des ventes d’armes sans équivoque, des exercices militaires clairement défensifs, et une présence diplomatique qui ne laisse aucun doute sur les priorités occidentales.
Nommer le danger est le premier acte de résistance — c’est ce que j’ai écrit en titre de conclusion. L’Occident a passé des années à ne pas nommer la Russie comme une menace existentielle pour la sécurité européenne. Nous payons encore le prix de ce silence. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter la même erreur avec la Chine. Nommer la Chine comme la principale menace à l’ordre international libéral n’est pas de la guerre froide. C’est de la lucidité géopolitique élémentaire. Et la lucidité est le début de toute stratégie efficace.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources
Sources primaires
AEI — Mise à jour Chine-Taïwan, 26 juin 2026 — Eaux est de Taïwan et opérations CCG
Tribune India — Taïwan détecte une hausse des incursions chinoises — 25 juin 2026
Straits Times — Exercices de préparation au combat de Taïwan — 21 juin 2026
ISW — Mise à jour Chine-Taïwan, 18 juin 2026 — Navire de recherche chinois et espionnage
Sources secondaires
Mainichi — Lai appelle Beijing à renoncer à la force — 19 juin 2026
Tribune India — Washington s’alarme de l’escalade de la pression chinoise — 12 juin 2026
Ground News — Zelensky : 10 000 soldats nord-coréens en Russie — juin 2026
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