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ENQUÊTE : Vérification nucléaire iranienne : l’AIEA réclame des garanties « très fortes »
Crédit: Adobe Stock

Ce que l’AIEA ne sait plus

Le rapport trimestriel de l’AIEA du 4 juin 2026, analysé par la FDD, dresse un tableau préoccupant de la situation. L’agence déclare être incapable de vérifier la suspension du programme d’enrichissement uranien iranien, du retraitement du plutonium et de la production d’eau lourde — toutes activités requises par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU réimposées en octobre 2025. L’Iran refuse à l’AIEA l’accès aux quatre principaux sites d’enrichissement ainsi qu’aux stockpiles d’uranium enrichi qui leur sont associés.

Depuis le 28 février 2026 — date du début de la phase militaire du conflit — l’AIEA a cessé de conduire des activités de vérification en Iran conformément à l’accord de garanties NPT. En septembre 2025, Téhéran avait accepté le retour d’inspecteurs sur certains sites, mais cet accès reste partiel et limité aux installations non endommagées. Les sites frappés par les États-Unis et Israël restent inaccessibles. La question de ce qui s’y trouvait — et de ce qui en a peut-être été extrait avant ou après les frappes — n’a pas de réponse vérifiée.

Le précédent du projet Amad et les activités militaires passées

Le contexte historique de la non-compliance iranienne avec l’AIEA remonte à bien avant la guerre de 2025-2026. L’Iran a pendant longtemps refusé de répondre aux questions de l’agence sur ses activités nucléaires militaires passées — notamment le projet Amad, programme de développement d’armes nucléaires actif jusqu’en 2003 selon les évaluations des services de renseignement occidentaux. Des questions sur des activités suspectées d’antédate 2003 restent sans réponse satisfaisante, malgré des années de demandes répétées.

La résolution de l’AIEA du 11 juin 2026, adoptée par 21 voix pour, 10 abstentions, et 3 oppositions (Russie, Chine et Niger), a ordonné à l’Iran de fournir des informations précises sur sa comptabilité nucléaire et de donner accès aux inspecteurs pour vérifier ses stockpiles. Le texte, soumis conjointement par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, soulignait que « les actions de l’Iran soulèvent des préoccupations urgentes quant à la nature de son programme nucléaire » et que sa non-conformité « menace l’intégrité du régime mondial de garanties nucléaires ». Selon JNS du 11 juin 2026, cette résolution fait suite à un régime de sanctions snapback réimposé en octobre 2025.


Le projet Amad, les 440 kilos d’uranium enrichi disparus, les sites endommagés inaccessibles — si je faisais la liste de tout ce que l’AIEA ne sait pas sur le programme nucléaire iranien, ça remplirait un livre. C’est pour ça que quand l’Iran dit « nos intentions sont pacifiques », je comprends que ça ne soit pas suffisant pour Rafael Grossi. Les intentions se prouvent par des actes vérifiables, pas par des déclarations.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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