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ANALYSE : Accord US-Iran : le répit qui enrichit d’abord Poutine
Crédit: Adobe Stock

La réouverture d’Ormuz fait chuter les cours

La signature de l’accord a immédiatement fait reculer les prix du pétrole. Le marché avait intégré une prime de risque géopolitique considérable pendant les mois de fermeture du détroit d’Ormuz — une voie maritime qui représente environ 20 % du trafic mondial de pétrole et de GNL. La réouverture a relâché cette pression. Pour les consommateurs mondiaux, notamment en Europe et en Asie, c’est une bonne nouvelle immédiate.

Mais cette chute des prix est une mauvaise nouvelle pour la Russie. Le pétrole Oural — la principale source de revenus de l’État russe — était déjà sous pression avec le 21e paquet de sanctions européennes et un plafonnement fixé à 44,10 dollars le baril. La réouverture d’Ormuz et l’afflux de pétrole iranien sur les marchés mondiaux font pression sur les prix à la baisse, réduisant encore davantage les revenus russes. En théorie, l’Iran et la Russie auraient des intérêts divergents dans cette équation pétrolière.

Mais Poutine profite d’un marché qui se détend

Paradoxalement, cependant, l’accord US-Iran profite aussi à Poutine dans un sens plus profond. La réouverture d’Ormuz détourne l’attention et les ressources diplomatiques américaines du dossier ukrainien. Washington a désormais deux fronts de négociation majeurs — Iran et Ukraine — à gérer simultanément. Le vice-président Vance dirige les négociations avec Téhéran depuis la Suisse, tandis que les émissaires sur l’UkraineWitkoff et Kushner — sont temporairement mis de côté. C’est une aubaine pour Moscou, qui cherche à ralentir toute pression diplomatique américaine.

De plus, si l’accord avec l’Iran se concrétise et que les sanctions sont levées durablement, cela envoie un signal aux États qui soutiennent la Russie : les États-Unis sont prêts à faire des affaires avec des régimes autoritaires quand leurs intérêts économiques sont suffisamment en jeu. Ce message affaiblit la cohérence de la politique de sanctions contre la Russie.


Il n’existe pas d’accord géopolitique isolé. Chaque concession sur l’Iran envoie un signal sur l’Ukraine. Chaque dollar d’avoirs iraniens dégelé dit quelque chose sur la solidité des sanctions russes. Poutine lit ces signaux. Et il en tire des conclusions.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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