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ANALYSE : Trump lâche Poutine — les «accords» d’Alaska s’effondrent sous le poids de la réalité
Crédit: Adobe Stock

Ce que Moscou prétendait avoir obtenu

Depuis leur rencontre de Anchorage en août 2025, les autorités russes n’ont cessé d’agiter le spectre des «accords d’Alaska». La teneur de ces soi-disant engagements était précise : Washington s’engagerait à faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle se retire complètement du Donbas, abandonnant les territoires que ses forces contrôlent actuellement. C’était, selon les personnes proches des discussions, la demande centrale de Moscou dans cette rencontre.

Pour Kyiv, cette demande était un refus absolu — une reddition déguisée en compromis. Mais pendant des mois, la diplomatie russe a utilisé cette prétendue entente pour justifier ses positions et mettre en cause l’intégrité américaine chaque fois que Washington hésitait à imposer les concessions demandées à l’Ukraine. Le Kremlin a même accusé les États-Unis de ne pas respecter leurs engagements — un jeu rhétorique classique visant à mettre Trump sous pression.

La démolition par Rubio — «Il n’y avait pas d’accord»

Le 25 juin 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a tranché la question avec une netteté surprenante. Il a déclaré devant des journalistes : «Il n’y avait pas d’accord en Alaska. Il y avait une proposition, mais il n’y avait pas d’accord.» Il a ajouté, d’un ton qui ressemblait à un avertissement : «S’il y avait eu un accord, la guerre aurait pris fin.» Ces deux phrases démolissent l’édifice narratif que Moscou avait patiemment construit depuis août 2025.

Rubio n’est pas un personnage enclin aux déclarations spontanées. Ce déni public, coordonné avec les signaux que Trump envoyait au G7, ressemble à une stratégie concertée : reprendre le contrôle du récit diplomatique, couper court aux manipulations russes, et repositionner Washington dans une posture moins commode pour Moscou. La Russie avait joué la carte de l’accord pour paralyser la diplomatie occidentale. Rubio vient de la retirer du jeu.


Rubio disant «il n’y avait pas d’accord» en juin 2026, c’est presque l’aveu que pendant des mois, l’administration américaine avait laissé Moscou exploiter un vide rhétorique sans le combler. Mieux vaut tard que jamais — mais l’Ukraine a payé le prix de cette ambiguïté calculée pendant de longs mois d’espoirs et de peurs entremêlés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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