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COMMENTAIRE : L’accord Iran-USA gèle le pétrole à 300 milliards — qui paiera vraiment ?
Crédit: Adobe Stock

Ce que Trump dit — et ce que Vance précise

La polémique autour du fonds de 300 milliards est révélatrice des tensions internes de l’accord. Le 18 juin 2026, confronté à des critiques démocrates accusant son administration de promettre des centaines de milliards aux Iraniens, Trump a posté sur Truth Social : « Il n’y a pas de paiement de 300 milliards de dollars à l’Iran par les États-Unis. C’est du Fake News. » Le vice-président JD Vance a précisé dans une interview au New York Times : « Pas un centime d’argent américain ne va à l’Iran. »

Techniquement exact — politiquement incomplet. Car le point 6 du mémorandum stipule que les États-Unis s’engagent à développer avec leurs partenaires régionaux un plan d’au moins 300 milliards de dollars. Et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé sur CNBC que son département aura du personnel au Qatar pour superviser la gestion des fonds. Reuters a rapporté le 17 juin, citant une source anonyme, que la moitié du fonds aurait déjà été engagée comme « véhicule d’investissement privé » impliquant des entreprises américaines, des États du Golfe, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique dans les secteurs énergie, manufacturing et transport. Aucun gouvernement n’a confirmé publiquement sa participation.

Le calcul de la reconstruction : réaliste ou fantaisiste ?

La guerre contre l’Iran — déclenchée par une attaque israélo-américaine en juin 2025 — a duré 12 jours militairement mais a infligé des dommages économiques considérables : infrastructures énergétiques partiellement détruites, sites nucléaires bombardés, ports paralysés, chaînes d’approvisionnement brisées. Est-ce que 300 milliards suffisent ? Pour comparaison : la reconstruction de l’Ukraine, selon des estimations de la Banque mondiale datant de 2024, est évaluée entre 486 et 610 milliards de dollars — pour un pays comparable en taille à l’Iran. La reconstruction iranienne, pour un pays de 88 millions d’habitants avec une infrastructure pétrolière et nucléaire complexe, pourrait facilement dépasser cette somme.

L’ancien conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a mis en garde dans une interview à NPR : le mémorandum ne précise pas quelles entités spécifiques ont promis des investissements, ce mécanisme est « quelque chose d’entièrement nouveau », et le document ne s’oppose pas explicitement à une participation américaine. Sullivan, qui a négocié le JCPOA en 2015, note que contrairement à cet accord de 159 pages, ce mémorandum de deux pages ne mandate pas à l’Iran de limiter ou réduire ses activités nucléaires, lui permet de conserver son uranium enrichi sur son territoire, et reporte les protocoles d’inspection à des discussions ultérieures. C’est une architecture de confiance sans les fondations de vérification.


300 milliards sans gouvernance claire, sans liste de donateurs confirmés, sans mécanisme de vérification — c’est un chèque en blanc promis par quelqu’un d’autre à quelqu’un d’autre. Trump n’est pas le premier homme politique à signer une promesse qu’il pense

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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