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COMMENTAIRE : Stringer et la « cohésion » de l’OTAN : les conversations honnêtes d’Ankara
Crédit: Adobe Stock

Un chiffre qui révolutionne les budgets nationaux

L’engagement de 5 % du PIB pour la défense, décidé à La Haye, avec 3,5 % pour le « cœur » militaire, est sans précédent dans l’histoire de l’Alliance. Pour la plupart des membres d’Europe occidentale, cela représente un doublement voire un triplement des budgets actuels. La France, qui dépensait autour de 2 % du PIB en 2024, devrait atteindre 3,5 % « cœur » en dix ans. L’Allemagne, encore à 2,1 % en 2025, devrait faire de même. Ces chiffres impliquent des réformes fiscales majeures, des choix politiques douloureux.

Stringer est explicite dans son interview : les nations doivent présenter à Ankara un « chemin crédible » vers les 3,5 %. Le Royaume-Uni, dont Stringer est ressortissant, « est aussi tenu à cet objectif que n’importe qui d’autre », dit-il — une formule qui reconnaît que même Londres, qui dépense relativement plus que ses voisins, doit faire davantage.

Qui est vraiment prêt ? La carte des dépenses réelles

En juin 2026, seuls quelques membres se rapprochent des cibles requises. La Pologne dépense plus de 4 % de son PIB — elle est en avance. Les États baltes ont chacun franchi la barre des 3 % et continuent de monter. La Grèce, poussée par ses tensions avec la Turquie, se maintient à des niveaux élevés. Mais l’Italie, à 1,54 % en 2024 — puis à 2 % en 2025 via des reclassifications comptables — reste très en dessous. La Belgique, l’Espagne, le Portugal sont dans des situations analogues.

Le vrai test d’Ankara, c’est de savoir si ces retardataires présenteront des feuilles de route chiffrées, avec des engagements législatifs contraignants — ou si on se satisfera une fois de plus de déclarations d’intention polies.


Le 5 % du PIB pour la défense, c’est une révolution budgétaire. Pour un pays comme l’Italie, cela représente plus de 100 milliards d’euros supplémentaires par an. Est-ce que quelqu’un croit vraiment que le gouvernement Meloni va expliquer cela à ses électeurs qui, à 57 %, s’opposent à l’augmentation des dépenses militaires ? Je pose la question sincèrement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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