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ENQUÊTE : Hormuz, les puissances navales reprennent leur destin en main
Crédit: Adobe Stock

Trump, médiateur malgré lui

Le mémorandum d’accord américano-iranien — salué par le sommet de Berlin comme un « moment d’opportunité pour restaurer la stabilité régionale » — prévoit la réouverture du détroit dans les 30 jours, avec 60 jours supplémentaires pour négocier un accord plus large. C’est le président Trump, avec ses méthodes abruptes et ses coups de téléphone intempestifs, qui a arraché ce résultat. Ironie maximale : le mal nécessaire a livré le bien nécessaire.

Mais la fenêtre est fragile. L’Iran a accepté d’éliminer ses mines dans un délai de 30 jours. Ce calendrier est serré. Les experts rappellent que le déminage d’un détroit aussi stratégique peut prendre des semaines après tout accord — chaque couloir maritime devant être fouillé avant que les assureurs et les armateurs acceptent de reprendre la navigation. C’est précisément là que la mission franco-britannique entre en jeu : vérifier, sécuriser, convaincre.

Trump bienveillant mais indifférent

Le 16 juin, lors du sommet du G7 à Évian, Trump a déclaré à Macron qu’il ne pensait pas avoir besoin de « beaucoup d’aide » parce que l’accord garantissait selon lui l’ouverture du détroit. Mais il a ajouté : « Avoir un ou deux navires ici de quelques pays ne serait pas une mauvaise idée. » En langage trumpien, c’est une bénédiction. Washington, avec son opération Project Freedom, a commencé dès le 4 mai à escorter des navires marchands dans le Golfe, mais sans assumer la mission de déminage que seule une coalition peut réaliser.

La répartition des rôles est donc claire : les Américains ont fait la guerre, les Européens feront la paix maritime. C’est un partage des responsabilités inédit, qui reconfigure profondément l’architecture de sécurité transatlantique.


Trump a dit « je ne pense pas avoir besoin de beaucoup d’aide ». Traduction libre : faites ce que vous voulez, pourvu que ça fonctionne. C’est exactement le genre d’espace d’autonomie dont l’Europe avait besoin. Le paradoxe trumpien continue : plus il se désintéresse, plus les Européens se responsabilisent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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