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ESSAI : Trump réclame l’annulation de ses condamnations new-yorkaises — Cohen avait-il vraiment recants ?
Crédit: Adobe Stock

Une déclaration sur Substack, pas un affidavit

Dans son texte de janvier 2026 publié sur Substack, Cohen écrit : « Dès le moment où j’ai commencé à rencontrer des avocats du Bureau du procureur de Manhattan et du Bureau de la procureure générale de New York… je me suis senti contraint et coercé à ne fournir que des informations et des témoignages qui satisferaient le désir du gouvernement de bâtir les affaires contre le président Trump. » Ces mots sont précis. Ils décrivent une pression. Ils n’affirment pas que ses témoignages étaient faux. Il dit aussi explicitement qu’il n’écrit pas pour défendre Trump ni pour « revisiter sa conduite ».

Trump, lui, dans son post à 1h du matin, présente cela comme une rétractation totale, une « déclaration qui efface tout ». Cette interprétation est inexacte. Cohen a témoigné deux fois sous serment dans deux procès distincts. Une déclaration sur un blog personnel, aussi importante soit-elle comme témoignage d’état d’esprit, ne constitue pas juridiquement une rétractation des témoignages donnés sous serment. Les tribunaux ont des règles très strictes sur ce qui constitue une rétractation valable.

La différence entre pression et fabrication

Il existe une distinction fondamentale dans le droit américain entre un procureur qui guide fortement un témoin vers une narration spécifique et un procureur qui invente des faits. Cohen n’affirme pas que les faits — le paiement à Daniels, les états financiers gonflés — sont inventés. Il décrit une dynamique de pression dans les entretiens avec les procureurs. Cette distinction est cruciale. Si Trump voulait vraiment utiliser les déclarations de Cohen pour obtenir le rejet des affaires, il faudrait que ses avocats démontrent à un tribunal que ces pressions ont produit de faux témoignages factuels qui ont matériellement influencé les verdicts.

Or, Cohen lui-même a reconnu publiquement dans le même texte qu’il était «un témoin central subpoenaé » et que les procureurs ont fait de lui «le témoin-clé». Il n’a jamais affirmé que ce qu’il a dit sous serment était faux. Un tribunal qui examinerait une requête en rejet basée sur ses déclarations de Substack trouverait très difficilement les éléments nécessaires pour annuler les verdicts.


La différence entre « j’ai ressenti une pression » et « j’ai menti sous serment » est la différence entre une critique du système judiciaire et une base légale pour annuler un verdict. Trump brouille délibérément ces deux catégories. Et c’est là que réside la manipulation rhétorique la plus dangereuse de son post nocturne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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