Skip to content
FACT-CHECK : Trump a-t-il vraiment gagné la paix avec l’Iran ? Cinq affirmations vérifiées
Crédit: Adobe Stock

Ce que Trump a dit exactement

Le 18 juin 2026, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien, Donald Trump a déclaré : « L’Iran a accepté les inspections nucléaires les plus complètes, les plus totales de l’histoire. 100 % d’accès. Partout. À tout moment. » Il a répété cette formulation dans plusieurs tweets et interviews dans les jours suivants, en faisant l’argument central de sa communication sur l’accord de Genève.

La formulation « 100 % accès partout à tout moment » renvoie directement au protocole additionnel de l’AIEA et aux dispositions de vérification renforcée — un standard que ni l’Iran ni plusieurs autres pays n’ont jamais pleinement accepté. Avant de vérifier ce qu’a signé l’Iran, la question centrale est : existe-t-il dans le MOU une disposition qui crée ce niveau d’accès ?

La réalité du texte et la position iranienne

Le point 8 du mémorandum de Genève prévoit que l’Iran procédera à un downblending — c’est-à-dire une dilution — de ses stocks d’uranium enrichi à 60 % « sous supervision de l’AIEA ». Mais la phrase critique qui suit est : « selon des modalités à convenir lors de la négociation finale ». Ce n’est pas un accord d’inspection immédiat et inconditionnel. C’est un engagement de principe sur lequel les deux parties devront encore s’entendre.

Le ministre des Affaires étrangères iranien a été explicite sur ce point dès le lendemain de la signature : « La supervision de l’AIEA sera établie après la conclusion d’un accord final, pas avant. » L’Iran n’a pas accordé d’accès immédiat à l’Agence. Il a accepté le principe d’un accès futur conditionnel à la finalisation des négociations. La nuance est capitale — et elle est absente de toutes les déclarations de l’administration Trump. VERDICT : CONTESTÉ. L’Iran n’a pas accepté d’inspections à 100 % ; il a accepté d’en discuter les modalités.


« 100 % accès partout à tout moment » est une promesse que même les États alliés les plus proches des États-Unis n’auraient jamais signée sous cette forme. L’Iran, qui se méfie viscéralement de toute intrusion dans ses installations militaires, encore moins. Quand j’entends cette formulation, je comprends immédiatement qu’on me vend quelque chose — pas qu’on m’informe.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu