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PORTRAIT : Mark Rutte, l’homme qui tient l’OTAN ensemble face à Trump
Crédit: Adobe Stock

Le record européen de durée de gouvernement

Treize ans au pouvoir — c’est le résultat d’une compétence particulière : la capacité à convaincre des adversaires politiques de travailler ensemble. Rutte a dirigé quatre gouvernements de coalition consécutifs aux Pays-Bas, avec des partenaires différents à chaque fois. Il a gouverné avec des libéraux, des sociaux-démocrates, des chrétiens-démocrates. Il a survécu à des scandales, des crises d’immigration, une pandémie mondiale, une crise climatique, la montée des populismes. À chaque fois, il a trouvé le compromis qui permettait de continuer — parfois au prix de sa cohérence idéologique, toujours au profit de la stabilité gouvernementale.

Cette flexibilité idéologique est ce que ses détracteurs lui reprochent le plus. Rutte a gouverné à droite, au centre, à droite à nouveau. Ses positions sur l’immigration, la politique climatique, les dépenses publiques ont évolué avec ses coalitions. Mais ses partisans voient la même caractéristique comme sa plus grande force : il n’est pas prisonnier d’une idéologie. Il est prisonnier du résultat. Et dans la politique internationale de 2026, où le résultat est la survie de l’Alliance dans un monde qui cherche à la fragmenter, cette pragmatisme est une vertu cardinale.

La gestion de la relation avec Trump dès 2025

Rutte a compris Trump avant beaucoup d’autres dirigeants européens. Dès les premiers mois de la présidence Trump 47, il a établi un rapport personnel avec le président américain fondé sur une prémisse simple : donner à Trump des victoires à revendiquer. Quand Trump exigeait que les Européens dépensent plus pour leur défense, Rutte ne défendait pas le statu quo — il documentait les progrès déjà accomplis et proposait des engagements concrets pour aller plus loin. Quand Trump menaçait de réduire l’engagement américain, Rutte montrait comment cela profiterait aux adversaires communs.

En mars 2025, lors d’une rencontre à la Maison-Blanche, Rutte a dit à Trump : « Trump 45, tu as fondamentalement initié le fait qu’en Europe, nous dépensons maintenant, en agrégeant le tout, 700 milliards de plus en défense que quand tu es arrivé au pouvoir en 2016/2017. Mais Trump 47 — ce qui s’est passé ces dernières semaines est vraiment stupéfiant. » C’est de la diplomatie transactionnelle pure — transformer l’exigence de Trump en crédit dont Trump peut se vanter. Le résultat : Trump est resté engagé dans l’OTAN, même si sa forme d’engagement reste imprévisible.


Certains appellent ça de la flatterie. Certains y voient une capitulation. Moi j’y vois de l’intelligence tactique. Rutte ne ment pas à Trump — les chiffres sont réels. Il les présente dans un cadre que Trump peut utiliser. Dans la diplomatie des démocraties fragiles, c’est du pragmatisme de survie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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