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ANALYSE : La Russie grave ses soldats nord-coréens dans les manuels scolaires — la propagande du sang
Crédit: Adobe Stock

De l’automne 2024 à la mort à Koursk

La Corée du Nord a commencé à déployer des troupes régulières pour soutenir la Russie à l’automne 2024, après la signature d’un accord de partenariat stratégique entre les deux dictatures et le lancement de l’opération des forces ukrainiennes dans la région de Koursk. Ce déploiement — de dizaines de milliers d’hommes envoyés combattre dans une guerre que leur pays n’a aucune raison stratégique directe de mener — représente l’une des formes les plus aberrantes de coopération inter-autoritaire de l’après-Guerre froide.

En février 2026, le renseignement sud-coréen estimait que 6 000 soldats nord-coréens avaient déjà été tués ou blessés sur le front. À ce moment-là, 10 000 autres restaient engagés dans la zone de combat, et 30 000 supplémentaires devaient encore être déployés. Ces chiffres ne sont pas des estimations approximatives — ils reflètent un engagement militaire de grande envergure, consenti par un régime qui envoie ses propres soldats mourir dans les tranchées ukrainiennes pour une rémunération que les analystes de Nikkei Asia ont estimée à plus de 600 millions de dollars versés par Moscou à Pyongyang.

Ce que ce déploiement révèle de l’axe Moscou-Pyongyang

L’accord entre la Russie et la Corée du Nord n’est pas une alliance idéologique au sens classique du terme. C’est un pacte de survie mutuelle entre deux régimes sous pression internationale maximale. Poutine a besoin de chair à canon en quantité suffisante pour absorber les pertes considérables infligées par l’armée ukrainienne. Kim Jong-un a besoin de devises fortes, de technologie militaire et d’un allié permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour protéger son régime contre les pressions internationales.

C’est un échange de services entre deux dictatures qui ont choisi de s’ancrer dans une résistance commune à l’ordre international. Ce que le manuel scolaire russe va désormais enseigner — que cet échange est glorieux, héroïque, historique — c’est précisément cette architecture d’un axe anti-occidental qui entend imposer sa propre lecture du monde à ses populations captives.


La Russie paie 600 millions de dollars à Kim Jong-un pour envoyer ses soldats mourir en Ukraine, et ensuite elle glorifie cet arrangement dans des manuels scolaires pour enfants. L’obscénité de la transaction n’empêche pas la glorification. C’est même son exact opposé : plus la transaction est sordide, plus la propagande doit être éclatante pour l’effacer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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