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Analyse : Le Sommet UE du 18-19 juin — ce que l’Ukraine a obtenu et ce qui reste à conquérir
Crédit: Adobe Stock

Le premier cluster « fondamentaux » : une avancée concrète

Dans la semaine précédant le sommet, le premier cluster d’adhésion — dit cluster des « fondamentaux » — a été officiellement ouvert pour l’Ukraine et la Moldavie. C’est une étape formelle et concrète dans le processus d’adhésion. Le président Zelensky a demandé lors du sommet l’ouverture des cinq autres clusters « dans les semaines à venir, de préférence dans les prochaines semaines » pour que l’ensemble des six clusters soit opérationnel.

Les conclusions du Conseil européen indiquent que les dirigeants «se félicitent de» l’ouverture des clusters restants — un langage encourageant mais pas contraignant. La Finlande, dont le premier ministre Petteri Orpo soutient activement l’Ukraine, a plaidé pour l’ouverture de tous les clusters pendant l’été. Cette ambition calendaire n’est pas garantie, mais elle indique une dynamique positive.

L’argument de Zelensky sur le mérite

Zelensky a posé la question du mérite de manière directe et poignante : «L’Ukraine le mérite parce qu’elle a payé plus que n’importe quel autre pays européen pour son droit d’être libre, indépendante et européenne.» Cet argument moral — fondé sur le sacrifice ukrainien depuis 2022 — est difficile à contredire dans le contexte des données militaires disponibles. L’Ukraine a perdu entre 500 000 et 600 000 soldats tués ou blessés pour défendre des valeurs que l’Europe affirme partager.


L’Ukraine qui a payé de son sang le droit d’être européenne. Cette formule de Zelensky m’a arrêté. Ce n’est pas un slogan — c’est un fait. Aucun autre candidat à l’UE n’a jamais eu à prouver son attachement aux valeurs européennes de cette manière. Il y a quelque chose d’à la fois terrible et juste dans ce calcul.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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