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BILLET : Quand Washington sabote ses propres espions pour nommer un amateur à la tête du renseignement
Crédit: Adobe Stock

Un outil de surveillance sans mandat au cœur du système

La Section 702 autorise la NSA, le FBI et la CIA à collecter des communications électroniques — courriels, textos, appels — de ressortissants étrangers se trouvant hors des États-Unis, sans mandat judiciaire. C’est une puissance de collecte massive, approuvée chaque année par le Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC), le tribunal secret spécialisé dans les questions de renseignement.

Selon le gouvernement américain lui-même, plus de 60 % du briefing quotidien du président repose sur des informations collectées via cette autorité. Le représentant Brian Fitzpatrick l’a qualifiée de « recommandation la plus importante issue de la commission sur le 11-Septembre ». Ce n’est pas un outil périphérique. C’est un pilier de l’architecture du renseignement américain depuis l’époque George W. Bush.

Le paradoxe de l’expiration : les wiretaps continuent quand même

Le paradoxe fascinant — et révélateur — de cette expiration, c’est que la NSA et le FBI vont continuer à collecter exactement comme avant. Les certifications annuelles approuvées par le FISC le 17 mars 2026 demeurent valides jusqu’en mars 2027. En d’autres termes, l’autorité légale d’émettre de nouvelles certifications a expiré — mais les certifications existantes, elles, sont toujours en vigueur.

Ce que cela révèle, c’est que l’alarmisme ambiant autour de cette expiration était au moins partiellement théâtral. Le fait que la Chambre des représentants ait levé la séance et envoyé ses membres en vacances deux semaines après l’expiration dit tout : si la sécurité nationale avait vraiment été en jeu de façon immédiate, on peut supposer qu’ils seraient restés travailler. Comme l’a noté Laperruque, directeur de la surveillance au Center for Democracy and Technology : « Ils ne partiraient pas si c’était vraiment une menace grave. »


Je ne suis pas en train de dire que la Section 702 est sans importance. Elle l’est, énormément. Mais l’hypocrisie de ceux qui crient à la catastrophe tout en levant la séance et en rentrant chez eux pour le week-end mérite d’être soulignée avec insistance. La vraie menace n’était pas l’expiration technique — c’était l’homme nommé pour superviser tout cela.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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