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CHRONIQUE : La Russie brûle ses propres raffineries — la crise du carburant qui frappe Moscou
Crédit: Adobe Stock

La raffinerie Norsi, symbole d’une vulnérabilité structurelle

Le 25 juin 2026, la raffinerie Norsi — quatrième plus grande de Russie, localisée dans la région de Nijni Novgorod — a interrompu ses opérations après une frappe ukrainienne. Ce n’est pas un incident isolé. Depuis le printemps 2025, l’Ukraine mène une campagne systématique contre le réseau de raffinage russe, exploitant les capacités de ses drones longue portée pour atteindre des cibles situées à plusieurs centaines de kilomètres de la ligne de front. L’effet cumulatif de ces frappes est maintenant palpable dans les statistiques économiques russes.

La capacité de raffinage russe a été réduite de manière significative par ces attaques répétées. Moscou a tenté de compenser en important des produits raffinés depuis des pays tiers, mais ces substitutions coûtent cher et sont soumises aux pressions des sanctions. La dépendance de la Russie envers son propre raffinage, qu’elle avait présentée comme une force, s’est révélée être une vulnérabilité stratégique majeure face à l’ingéniosité militaire ukrainienne.

Interdictions d’exportation : Moscou se coupe du marché mondial

Face à la pénurie intérieure, le gouvernement russe a imposé des interdictions d’exportation d’essence depuis le 1er avril 2026 et de kérosène jet depuis le 1er juin 2026. Ces décisions, présentées comme des mesures de stabilisation du marché intérieur, révèlent en réalité l’étendue du problème. La Russie doit choisir : alimenter sa propre économie ou exporter pour financer la guerre. Elle ne peut plus faire les deux en même temps.

La décision de placer la production pétrolière sous strict contrôle du ministère russe de l’Énergie traduit la même logique d’urgence. Ce niveau de contrôle étatique sur la production n’a pas été vu depuis l’ère soviétique. Igor Setchine, PDG de Rosneft et homme fort du secteur énergétique russe, s’est exprimé au SPIEF en juin en agitant le spectre d’un prix du pétrole à 250 dollars le baril si les sanctions s’intensifient encore. C’est autant un avertissement qu’un aveu de faiblesse.


Quand un régime impose des contrôles d’exportation sur ses propres carburants, c’est le signal d’une économie qui se grippe. Poutine peut bien parader sur la scène internationale — la réalité de rue en Russie raconte une histoire très différente. Les interdictions d’exportation sont les signaux d’alarme d’une économie de guerre qui atteint ses limites.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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