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COMMENTAIRE : Drones russes tuent un marin civil en mer Noire — le terrorisme maritime que le monde ignore
Crédit: Adobe Stock

Les Shaheds navals : la même doctrine que les Shaheds aériens

La Russie utilise en mer Noire la même doctrine qu’elle applique dans les airs au-dessus de l’Ukraine : des drones bon marché, produits en masse, lancés en quantités suffisantes pour saturer les défenses et atteindre les cibles. Sur terre, les Shaheds iraniens bombardent les villes ukrainiennes. En mer, les drones russes de surface — les équivalents navals des Shaheds — attaquent les navires civils qui osent naviguer dans les eaux que Moscou revendique comme son espace de contrôle.

La différence fondamentale : les Shaheds aériens ciblent des installations ukrainiennes, même si les dommages civils sont inacceptables. Les drones navals du 19 juin ont attaqué des navires de pays tiers — Panama et Saint-Kitts-et-Nevis — qui naviguaient en eaux internationales. Ce n’est plus une guerre entre la Russie et l’Ukraine. C’est une agression contre le commerce maritime mondial. Et la communauté internationale l’a laissé se produire sans réponse sérieuse.

L’héritage de la guerre des pétroliers : 40 ans après, rien n’a changé

Dans les années 1980, la guerre des pétroliers dans le golfe Persique — où l’Iran et l’Irak attaquaient les navires de pays neutres pour couper les exportations ennemies — avait conduit les États-Unis à escorter militairement les tankers sous pavillon américain. C’était une réponse concrète de la communauté internationale à l’utilisation de la mer comme zone de guerre contre le commerce neutre.

Quarante ans plus tard, la Russie fait la même chose en mer Noire — et l’Occident ne répond que par des déclarations. Les navires battant pavillon de Panama ou de Saint-Kitts-et-Nevis naviguent seuls, sans escorte, sous la menace permanente des drones russes. Le marin tué le 19 juin n’avait pas d’escorte militaire de son côté. La communauté internationale l’avait laissé naviguer seul dans une zone de guerre.


La guerre des pétroliers des années 80 a provoqué une réponse américaine directe — des escortes militaires pour les tankers. En 2026, un marin civil meurt sous un drone russe en mer Noire et le monde publie un communiqué. Cette différence de réponse est inexplicable sauf par la fatigue de cette guerre et la peur de la confrontation avec une puissance nucléaire. Je comprends la peur. Je ne peux pas accepter le silence qui en résulte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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