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Éditorial : Énergie ukrainienne tenue debout par Londres et Bruxelles — acte politique et technique
Crédit: Adobe Stock

La Russie contrôlait le combustible nucléaire ukrainien

Avant l’invasion, l’Ukraine était largement dépendante de la Russie pour son combustible nucléaire. Les réacteurs soviétiques VVER qui équipent les centrales ukrainiennes ont été conçus pour fonctionner avec des assemblages combustibles russes fabriqués par TVEL, une filiale de Rosatom. Cette dépendance était une vulnérabilité stratégique évidente — et Moscou ne s’est jamais privé de l’utiliser comme levier de pression.

Depuis 2022, l’Ukraine a accéléré sa diversification. Le géant américain Westinghouse a progressivement fourni des assemblages combustibles alternatifs compatibles avec les réacteurs ukrainiens. Le prêt britannique de 210 millions de livres sterling permet désormais à une entreprise britannique d’enrichissement d’uranium — le groupe Urenco selon les sources du secteur — de fournir à Energoatom le combustible nécessaire pour ses centrales pendant deux ans. C’est une rupture supplémentaire, concrète, irréversible, avec la dépendance russe.


Chaque contrat d’uranium signé avec un partenaire occidental est un contrat de moins avec Rosatom. C’est de la géopolitique énergétique à l’état pur : on ne choisit pas seulement son fournisseur, on choisit son camp. L’Ukraine choisit bien.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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