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ÉDITORIAL : L’accord Iran-USA — 14 points qui changent l’ordre mondial ou le masquent
Crédit: Adobe Stock

La structure d’un accord en deux temps

Le mémorandum est structuré en deux phases. La phase immédiate déclenche le cessez-le-feu sur tous les fronts — incluant le Liban, ce qui est géopolitiquement significatif —, amorce le démantèlement du blocus naval américain (levée complète en 30 jours), et engage l’Iran à garantir le libre passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. L’Iran doit aussi entamer le déminage pour rendre ce passage pleinement opérationnel dans les 30 jours. En parallèle, les fonds iraniens gelés sont immédiatement libérés et le Trésor américain autorise le commerce du pétrole iranien dès la signature.

La phase finale — à conclure dans un délai de 60 jours extensible — prévoit l’abolition de toutes les sanctions (résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et toutes les sanctions unilatérales américaines primaires et secondaires), un plan de reconstruction et développement économique d’au moins 300 milliards de dollars, et un accord sur le programme nucléaire iranien incluant l’engagement de Téhéran à ne pas développer ni acquérir d’armes nucléaires, avec supervision sur site de l’AIEA pour les matières enrichies stockées.


Lire ce texte, c’est comprendre que les États-Unis ont accordé d’avance presque tout ce que l’Iran réclamait depuis vingt ans — en échange d’engagements dont la vérification dépendra de mécanismes qui n’existent pas encore. C’est un pari colossal.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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