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ÉDITORIAL : Ukraine détruit les ponts de Chonhar — la Crimée coupée de ses liaisons terrestres avec la Russie
Crédit: Adobe Stock

Les outils de la destruction : drones et missiles de précision

Les frappes sur les ponts de Chonhar et Henichesk ont été conduites avec des drones longue portée ukrainiens et potentiellement des missiles de croisière. Euromaidanpress a documenté dans son rapport du 11 juin 2026 que des frappes antérieures avaient déjà endommagé plusieurs ponts dans l’accès nord-ouest de la Crimée en une seule nuit, démontrant la capacité ukrainienne de conduire des frappes coordonnées multi-cibles sur des ouvrages d’art distants. Les frappes du 21-23 juin ont complété ce travail de dégradation en ciblant le pont ferroviaire principal.

La précision requise pour endommager gravement un pont — en frappant des éléments structurels spécifiques plutôt que de simplement endommager la surface — exige un renseignement précis de la cible et des systèmes de guidage avancés. Les résultats confirment que l’Ukraine disposait des deux. Le pont ferroviaire de Chonhar — dont la charpente métallique portante a subi des dommages structurels documentés — ne peut pas être réparé en quelques jours. Les délais de reconstruction pour un ouvrage de ce type se comptent en mois, pas en semaines.

The Moscow Times et la géographie des dommages

The Moscow Times, publication indépendante russe exilée, avait rapporté le 11 juin 2026 que des frappes ukrainiennes avaient déjà endommagé plusieurs ponts reliant Kherson occupé à la Crimée. Ce précédent documenté par une source indépendante russe — donc sans raison de surestimer les succès ukrainiens — donne encore plus de crédibilité aux rapports sur les dommages du 21-23 juin. Le schéma est cohérent : l’Ukraine cible méthodiquement toute une série d’ouvrages depuis début juin, ne laissant à la logistique russe aucun axe terrestre fiable.

L’ISW dans son évaluation du 22 juin 2026 a confirmé les frappes et documenté leur impact sur les axes logistiques russes dans le sud. Les routes terrestres alternant via Armyansk (Perekop) sont plus longues et plus vulnérables. Les seules options logistiques robustes restantes pour la Russie en Crimée — le pont de Kertch et les ferries — sont elles-mêmes sous menace constante des frappes ukrainiennes et des drones navals.


La destruction du pont de Chonhar n’est pas un accident de guerre — c’est une décision stratégique délibérée, exécutée avec précision, dans le cadre d’une doctrine clairement articulée. Je trouve ça remarquable. Pas parce que la destruction d’un pont est en elle-même remarquable — mais parce que la cohérence entre la doctrine, la décision et l’exécution révèle une armée qui pense. Et une armée qui pense est une armée dangereuse pour son adversaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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