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Enquête : Le sommet OTAN d’Ankara, une scène à deux vitesses pour Zelensky et l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Un engagement financier massif, mais conditionnel

Le chiffre qui circule dans les couloirs de l’OTAN depuis plusieurs semaines est vertigineux : 70 milliards d’euros d’aide militaire que les alliés s’apprêteraient à s’engager à fournir à l’Ukraine, avec une promesse équivalente pour l’année suivante. Converti en dollars américains au taux actuel, cela représente environ 76,9 milliards de dollars. Le projet de déclaration, selon les diplomates cités par Politico, inclut également des contrats d’achat d’armes d’une valeur de milliards de dollars et une augmentation des volumes de production industrielle d’armements.

Mais voilà la fissure : les États-Unis ne participeraient pas à l’atteinte de cet objectif de 70 milliards. C’est une Europe qui devra porter seule ce fardeau — au moment même où plusieurs capitales européennes font face à des calculs budgétaires non résolus. Les allocations européennes actuelles à l’Ukraine tournent autour de 2 milliards d’euros par mois, soit environ 24 milliards par an — bien en deçà du rythme exigé par l’engagement proposé.

La proposition allemande et ses résistances

Le chancelier Friedrich Merz a pris les devants en proposant un mécanisme de transparence pour suivre les contributions et éviter le double comptage entre les engagements bilatéraux de l’OTAN et les fonds canalisés par l’Union européenne. Une architecture qui vise l’efficacité — mais qui suscite des résistances parmi les alliés qui craignent qu’un instrument européen mutualisé réduise leurs incitations domestiques à contribuer directement.

Le groupe E5 — France, Allemagne, Italie, Pologne, Royaume-Uni — s’est réuni à Berlin le 24 juin 2026 pour préparer le terrain. Leur déclaration commune appelle à « soutenir substantiellement l’Ukraine dans sa défense contre l’agression russe » et à « rapprocher l’Ukraine de l’Alliance ». Des formulations qui sonnent résolues — jusqu’à ce qu’on examine ce qu’elles ne disent pas : aucune feuille de route d’adhésion, aucun calendrier, aucune date.


Soixante-dix milliards d’euros, c’est le genre de chiffre qui impressionne les conférences de presse. Mais quand l’Europe ne dépense que 24 milliards par an en aide réelle, l’engagement devient une équation dont personne ne veut résoudre la partie droite.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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