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ESSAI : L’accord Iran-Trump sous le feu des faucons — Trop vague pour être honnête
Crédit: Adobe Stock

Les 14 points et leurs ambiguïtés

Le mémorandum Trump-Iran comprend, selon CNN et Al Jazeera, quatorze points couvrant le programme nucléaire, le détroit d’Ormuz, les relations économiques et la reconstruction. Sur le programme nucléaire — le cœur du dossier — le texte ne fixe pas de délai précis pour démanteler les capacités d’enrichissement iraniennes. Il prévoit des « discussions approfondies » et un « cadre de vérification à définir » — des formulations qui, dans le langage diplomatique, signifient que rien n’est encore décidé.

Sur le détroit d’Ormuz, la situation est encore plus compliquée. Le négociateur iranien Ghalibaf a déclaré publiquement que le détroit « ne reviendra pas à son état d’avant-guerre » et que l’Iran exigera des « frais de transit » sur les navires commerciaux. Si cette position est maintenue, elle crée un précédent dangereux sur l’une des voies de navigation les plus critiques pour l’économie mondiale — par laquelle passent environ 20 % du pétrole mondial.

Le paradoxe du maintien du statu quo nucléaire

La clause la plus controversée du MOU est celle qui autorise l’Iran à « maintenir ses activités nucléaires actuelles » pendant la période de négociation. Pour les experts nucléaires comme ceux de l’AIEA et des think tanks spécialisés, cette formulation est profondément problématique. L’Iran dispose actuellement d’une quantité substantielle d’uranium enrichi à 60 % — dangereusement proche du niveau militaire de 90 %. Maintenir le statu quo, c’est maintenir cette accumulation.

La logique de Trump semble être que l’alternative — pas d’accord du tout — était pire. C’est un argument qui mérite d’être entendu. Mais l’argument contraire est tout aussi valide : un accord vague qui permet la poursuite de l’enrichissement iranien tout en accordant un allègement des sanctions crée une situation où l’Iran gagne sur les deux tableaux — économiquement et nucléairement — sans avoir à démanteler quoi que ce soit.


Je ne sais pas si Trump a fait le bon deal. Personne ne le sait encore. Ce que je sais, c’est que la diplomatie nucléaire exige une précision chirurgicale que les mémorandums vagues ne peuvent pas fournir. L’Iran a attendu quarante ans pour négocier en position de force. Ce n’est pas à un MOU flou de clore une ambition nucléaire de quatre décennies.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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