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REPORTAGE : Crimée en état d’urgence — pénuries de carburant et coupures de courant après 40 jours de frappes
Crédit: Adobe Stock

Les ponts de Chonhar : la logistique terrestre coupée

Au cœur de la vulnérabilité logistique de la Crimée se trouvent les ponts de Chonhar et Henichesk — les deux principaux axes de liaison terrestre entre la presqu’île occupée et les territoires russes ou occupés en Ukraine continentale. Le 21-23 juin 2026, l’Ukraine a frappé ces deux ponts avec une précision documentée par Euromaidanpress et par le ministre Umerov lui-même, qui a déclaré que le pont ferroviaire de Chonhar « n’existe plus ».

L’impact logistique est immédiat et concret. Les camions de carburant qui approvisionnaient la Crimée depuis le continent ne peuvent plus passer. Les convois militaires qui renforçaient les défenses de la presqu’île doivent emprunter d’autres routes, plus longues, plus exposées aux frappes ou via le seul pont de Kertch — lui-même frappé à plusieurs reprises depuis 2022. La Crimée dépend maintenant quasi-exclusivement de ce pont et de ferries supplémentaires pour ses liaisons avec la Russie.

Le port de Kavkaz et les ferries détruits

Le 21-22 juin 2026, l’Ukraine a frappé le port de Kavkaz dans le Kraï de Krasnodar — le principal point de transit côté russe du détroit de Kertch — et détruit deux ferries de véhicules utilisés pour ravitailler les troupes russes dans le sud de l’Ukraine. Cette double frappe complique encore davantage la logistique criméenne : le pont de Kertch seul, déjà endommagé lors de précédentes frappes ukrainiennes, ne peut pas absorber tous les flux de ravitaillement nécessaires à une garnison militaire de la taille de celle stationnée en Crimée.

Le Guardian a rapporté le 22 juin 2026 que l’Ukraine intensifiait délibérément ses attaques sur la Crimée pour « augmenter le coût de l’occupation ». Cette stratégie de coûts croissants — rendre l’occupation criméenne de plus en plus chère pour la Russie en termes logistiques, financiers et humains — est documentée par plusieurs analystes comme la voie la plus réaliste vers une éventuelle déoccupation.


Détruire un pont, c’est couper une veine. Détruire deux ferries, c’est réduire le débit. Frapper les dépôts de carburant, c’est vider les réserves. L’Ukraine ne libère pas la Crimée d’un coup — elle l’étrangle méthodiquement. Et l’état d’urgence du 26 juin dit que l’étranglement commence à avoir des effets.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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