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Témoignage : Trump, 100 % de tarifs sur la taxe numérique — l’accord avec l’UE dynamité en 48 heures
Crédit: Adobe Stock

L’accord de juillet 2025 : genèse d’un compromis douloureux

Le Turnberry deal avait été négocié dans des conditions difficiles. Son nom vient du Trump Turnberry Golf Resort en Écosse, où Trump et von der Leyen l’avaient conclu en juillet 2025. Les négociations avaient pris du retard à plusieurs reprises : d’abord à cause des déclarations de Trump sur le Groenland, territoire danois qu’il avait affirmé vouloir acheter ou acquérir, ce qui avait gelé les discussions avec plusieurs États membres nordiques ; ensuite à cause d’une décision de la Cour suprême américaine l’an dernier qui avait invalidé des tarifs imposés par décret d’urgence, remettant en question les bases juridiques de plusieurs mesures.

L’accord final était un compromis asymétrique : l’UE renonçait à ses droits de douane sur les biens industriels américains ; les États-Unis plafonnaient leurs tarifs sur la plupart des exportations européennes à 15 %. Pour les négociateurs européens, c’était le meilleur accord possible dans un contexte de pression maximale. Le Parlement européen avait approuvé en juin avec des safeguards importants : la Commission européenne pourrait suspendre le pacte si les États-Unis ne respectaient pas leurs engagements ; l’accord expirerait fin 2029 sauf renouvellement.

La ratification du 25 juin : un dernier obstacle franchi

La ratification par les 27 États membres le 25 juin avait été présentée comme la confirmation de « l’engagement de l’UE envers une relation commerciale transatlantique stable, prévisible et mutuellement bénéfique ». Le ministre du Commerce de Chypre, Michael Damianos, tenant la présidence tournante de l’UE, avait déclaré : « L’ouverture doit aller de pair avec la sauvegarde de nos intérêts. » Ces mesures « soutiennent des flux commerciaux stables et prévisibles avec les États-Unis tout en garantissant que l’UE peut répondre rapidement lorsque l’accord n’est pas respecté ou que ses intérêts sont menacés ».

Moins de 24 heures après cette déclaration, le post de Trump sur Truth Social démontrait exactement pourquoi ces safeguards avaient été nécessaires. L’accord avait une clause de suspension pour non-respect — et la menace d’un tarif de 100 % contre des taxes légitimes adoptées par des États membres souverains représente précisément le type de comportement que cette clause était censée traiter.


Les Européens avaient négocié des safeguards dans l’accord précisément parce qu’ils savaient que Trump pourrait l’exploser à tout moment. Ils avaient raison d’avoir ces safeguards. Ils ont eu tort de croire qu’ils n’auraient pas à s’en servir si tôt.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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