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CHRONIQUE : Zelensky moque les 15 délais ratés de Poutine — et la Russie brûle
Crédit: Adobe Stock

Un État pétrolier en manque d’essence

Dans la même adresse du 29 juin, Zelensky a pointé l’ironie glaçante : « Même un État producteur de pétrole, souvent appelé « station-service », fait désormais face à des pénuries de carburant. » Les pénuries touchent désormais 70 régions de Russie. Des files d’attente aux stations-service, visibles, documentées par les Russes eux-mêmes sur les réseaux sociaux avant que la censure ne les retire. Ce n’est pas de la propagande ukrainienne — c’est une réalité que Vladimir Poutine lui-même a reconnue dans son interview du 28 juin.

Poutine a bel et bien reconnu que des pénuries de carburant existaient. Il les a minimisées, il les a attribuées à des facteurs logistiques — mais il ne les a pas niées. Cette reconnaissance, si minime soit-elle, est significative dans le contexte d’un régime qui nie habituellement tout revers. Elle confirme que la campagne ukrainienne de frappes sur les infrastructures pétrolières russes produit des effets économiques réels et mesurables sur la vie quotidienne des Russes.

La logique ukrainienne des sanctions par les drones

Ce que Zelensky appelle les « sanctions longue portée » ukrainiennes est en réalité une stratégie économique de guerre : frapper les raffineries, les dépôts de carburant et les infrastructures énergétiques russes pour priver l’armée de Poutine des ressources nécessaires à son offensive. Le 25 juin 2026, des drones ukrainiens avaient frappé deux des trois usines du complexe Bashneft à Ufa, à plus de 1 300 kilomètres de la ligne de front. Le 1er juillet, une deuxième frappe touchait la même raffinerie.

La Russie ne peut pas simplement contourner cette campagne. Les raffineries ne se déplacent pas. Les dépôts de carburant ne peuvent être dispersés qu’à un coût logistique considérable. Et chaque litre de carburant qui manque dans un char russe au front est un litre qui ne permettra pas à ce char d’avancer vers Donetsk ou Zaporizhzhia. Zelensky l’a dit avec clarté : « C’est une conséquence directe de la guerre. Une façon dont l’Ukraine répond — avec précision, pas par le terrorisme. »


La formule de Zelensky — « avec précision, pas par le terrorisme » — mérite d’être soulignée. Il y a une différence morale et militaire fondamentale entre frapper une raffinerie qui alimente une armée d’invasion et bombarder des immeubles d’habitation. La Russie pratique la seconde. L’Ukraine pratique la première. Cette asymétrie éthique devrait figurer dans chaque débat sur la légitimité des frappes ukrainiennes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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