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ENQUÊTE : Xi à Pyongyang — la Chine reprend la main, mais Kim choisit toujours Moscou
Crédit: Adobe Stock

Pékin abandonne-t-il le principe de dénucléarisation ?

L’élément le plus significatif du sommet Kim-Xi du 8 juin 2026 n’est pas ce qui a été dit — c’est ce qui n’a pas été dit. Les comptes rendus officiels, tant du côté chinois (Xinhua) que du côté nord-coréen (KCNA), ne font aucune mention de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Lors de la visite précédente de Xi à Pyongyang en 2019, il avait explicitement reconnu les efforts de la Corée du Nord pour promouvoir le dialogue et faire avancer le processus de dénucléarisation. Cette fois : silence total.

Les analystes de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) ont noté que Xi a déclaré que les deux pays devraient renforcer la coordination stratégique et protéger fermement la « souveraineté, sécurité et intérêts de développement » de chaque pays. Cette formulation — « souveraineté et sécurité » — est exactement celle que la Corée du Nord utilise pour défendre son droit au nucléaire. En l’adoptant sans condition, Xi a tacitement reconnu le statut nucléaire de Pyongyang. C’est un changement fondamental de la politique chinoise — ou du moins de sa formulation publique.

Ce que Kim a obtenu en silençant la question nucléaire

Pour Kim Jong-un, l’absence de tout langage sur la dénucléarisation dans les comptes rendus du sommet est une victoire diplomatique majeure. Selon l’analyste Jeremy Chan de l’Eurasia Group, « Pékin a clairement dépassé cette question et reconnaît maintenant implicitement la Corée du Nord comme puissance nucléaire, ce qui aligne probablement la Chine plus étroitement avec la Russie dans la perspective de Pyongyang. » Ce n’est pas une reconnaissance formelle — la Chine reste signataire des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur la dénucléarisation. Mais c’est une reconnaissance pratique qui change les calculs stratégiques dans toute la région.


La dénucléarisation de la Corée du Nord était un objectif américain, japonais, sud-coréen — et officiellement chinois. En silençant cette question, Xi abandonne le dernier levier de pression collective de la communauté internationale sur le programme nucléaire de Kim. C’est une capitulation diplomatique habillée en pragmatisme. Et c’est Kim qui repart gagnant de ce sommet — pas Xi. Moscou observe et sourit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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