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LETTRE OUVERTE : Sept passages ferroviaires fermés — la Russie resserre l’étau sur ses voisins OTAN
Crédit: Adobe Stock

Des corridors de transit construits à l’époque soviétique

Les sept passages ferroviaires fermés ne sont pas des lignes récentes. Ils sont les vestiges physiques d’une intégration économique soviétique — des voies construites en écartement russe (1520 mm), différent de l’écartement européen standard (1435 mm), qui parcourent encore les terres baltes et la frontière finlandaise. Ces voies ont survécu à la fin de l’URSS, à l’adhésion à l’OTAN et à l’UE des pays baltes, et au début de la guerre en Ukraine en 2022. Pendant des années, elles ont servi au transit de marchandises entre la Russie et l’Europe — un dernier vestige de la connectivité économique entre deux mondes qui s’éloignent rapidement l’un de l’autre.

La Lettonie, l’Estonie et la Lituanie discutent depuis plusieurs années de l’opportunité de démanteler ces voies à écartement russe qui traversent encore leurs frontières avec la Russie et le Bélarus. Cette option, connue sous le nom de mesures de « contre-mobilité », est envisagée précisément pour rendre plus difficile une avance potentielle de véhicules blindés russes sur ces routes en cas de conflit militaire. La fermeture par la Russie de ces passages accélère probablement ce débat — et rend les arguments en faveur du démantèlement encore plus convaincants.


Il y a une ironie cruelle dans cette situation : la Russie ferme des passages ferroviaires qui facilitaient son propre commerce avec l’Europe, et ce faisant, elle pousse les États baltes à démanteler les voies restantes. C’est une politique qui accélère exactement le découplage que la Russie prétend combattre. Mais la logique ici n’est pas commerciale. Elle est militaire et politique. Et ça change tout.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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