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COMMENTAIRE : 1 140 soldats russes fauchés en un jour, et Poutine s’en moque
Crédit: Adobe Stock

57 systèmes d’artillerie détruits en une journée

Au-delà des pertes humaines, le décompte du 2 juillet révèle une autre dimension de l’hémorragie russe: 57 systèmes d’artillerie détruits en une seule journée, portant le total cumulé à 45 168 pièces depuis le début de l’invasion. L’artillerie constitue l’épine dorsale de la doctrine militaire russe, héritée directement de la tradition soviétique du feu de masse. Chaque pièce détruite représente non seulement une perte matérielle coûteuse, mais aussi un affaiblissement direct de la capacité de Moscou à mener ses offensives d’usure sur le front.

Les forces armées ukrainiennes, en misant sur des drones de précision, des munitions guidées et une coordination artillerie-renseignement de plus en plus sophistiquée, parviennent à cibler ces systèmes avec une efficacité redoutable. C’est une guerre de contre-batterie permanente, où chaque canon russe repéré devient une cible potentielle dans les heures qui suivent. Le rythme de destruction ne faiblit pas, malgré les efforts russes pour disperser et camoufler leurs positions d’artillerie.

Un modèle de guerre d’attrition qui coûte cher à Moscou

La doctrine militaire russe reste fondamentalement fondée sur la saturation par le feu: envoyer des vagues d’obus avant chaque assaut d’infanterie, quitte à épuiser des stocks colossaux. Ce modèle, hérité de la Seconde Guerre mondiale, produit des résultats décroissants face à une armée ukrainienne qui a appris à localiser et neutraliser les batteries russes avec une précision croissante. Le prix de cette doctrine se compte désormais en dizaines de milliers de pièces d’artillerie perdues.

Ce qui est remarquable, c’est la capacité de la Russie à continuer de produire et de déployer de l’artillerie malgré ces pertes massives, grâce notamment à une économie de guerre totalement réorientée et à l’appui de fournisseurs extérieurs. Mais cette capacité de régénération a ses limites, et chaque système détruit rapproche un peu plus le Kremlin du moment où le stock hérité de l’ère soviétique s’épuisera véritablement.


Il y a quelque chose de presque absurde dans cette guerre d’artillerie du vingt et unième siècle: une armée qui se targue de moderniser son arsenal continue de fonctionner sur une logique de saturation digne de Verdun. Ce n’est pas de la stratégie. C’est de l’épuisement organisé, payé en vies humaines et en métal fondu.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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