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COMMENTAIRE : Kyiv incendie deux raffineries russes, Moscou rationne déjà l’essence
Crédit: Adobe Stock

Une installation stratégique pour la Crimée occupée

La raffinerie de Slaviansk-na-Koubani, exploitée par le groupe Slaviansk EKO, traite près de 4 millions de tonnes de brut par an et dispose d’une capacité d’environ 100 000 barils par jour, selon Bloomberg. Elle constitue une source clé de carburant pour la Crimée annexée ainsi que pour les ports russes de la mer Noire, notamment pour l’exportation de fioul, de naphta et de carburant marin. Frapper cette installation revient donc à couper directement une des artères logistiques qui alimentent les forces russes déployées sur la péninsule occupée.

Ce site n’est pas nouveau dans la liste des cibles ukrainiennes. Il a déjà été touché à plusieurs reprises depuis le début du conflit, y compris lors d’une frappe du 26 janvier qui avait endommagé des éléments de son unité principale de traitement du brut, selon Bloomberg. La répétition des frappes sur ce site précis illustre une doctrine claire de Kyiv : revenir frapper les mêmes cibles jusqu’à ce qu’elles cessent d’être opérationnelles.

Un choix qui ne doit rien au hasard

Le choix de cette raffinerie s’inscrit dans une logique implacable de pression économique. En ciblant les infrastructures qui alimentent à la fois l’armée russe et les exportations qui financent l’effort de guerre, l’Ukraine frappe là où ça fait vraiment mal : le portefeuille du régime de Poutine.

C’est une stratégie que j’observe avec une admiration non dissimulée. Pendant que certains commentateurs occidentaux s’inquiètent encore d’une possible escalade, l’Ukraine a compris depuis longtemps qu’une guerre moderne se gagne aussi, sinon d’abord, sur le terrain de l’économie de guerre adverse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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