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LETTRE OUVERTE : à Damas, une bombe rappelle que la paix syrienne reste un mirage
Crédit: Adobe Stock

Ce que disent les chiffres du suivi hebdomadaire

Le bulletin de suivi publié le 1er juillet par l’analyste Charles Lister sur Syria Weekly dresse un tableau nuancé, mais préoccupant. Sur la période du 16 au 30 juin 2026, le rapport comptabilise 27 décès confirmés liés à la violence à travers le pays, dont environ 15% attribuables à des engins explosifs non explosés (UXO) — l’héritage empoisonné de plus d’une décennie de guerre civile. Le niveau global de violence est redescendu à une moyenne d’environ 13 morts par semaine, un chiffre comparable à la période de février à fin mai 2026, après un pic à 19 morts par semaine observé durant la première moitié de juin.

Ces statistiques, aussi froides soient-elles, racontent une histoire: la Syrie n’a jamais quitté un état de violence de basse intensité, chronique, qui n’attend qu’une étincelle pour s’embraser à nouveau. Le rapport évoque aussi une persistance du vigilantisme, des opérations israéliennes qui pourraient s’étendre, une région de Suwayda qui continue de se déstabiliser, même si le tempo opérationnel de l’État islamique reste à un niveau historiquement bas.

Suwayda, la faille qui ne se referme pas

Je m’attarde sur Suwayda parce que cette province à majorité druze est devenue, ces derniers mois, un symptôme de la fragilité structurelle du nouveau pouvoir syrien. Les tensions communautaires n’y ont jamais vraiment cessé depuis les affrontements meurtriers de l’an dernier, et chaque nouvel incident renforce la méfiance envers Damas chez une partie de la population druze qui doute de la capacité — ou de la volonté — du gouvernement central à la protéger.

C’est cette juxtaposition qui m’inquiète: un pouvoir central qui organise des élections parlementaires et se présente devant les chancelleries occidentales comme un partenaire fréquentable, tout en peinant à contrôler la violence intercommunautaire dans ses propres provinces périphériques.


On ne bâtit pas un État de droit sur des compromis permanents avec la violence locale. La communauté internationale doit cesser de traiter chaque accalmie syrienne comme une victoire définitive.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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