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LETTRE OUVERTE : à l’Occident qui regarde ailleurs pendant que Kim arme Poutine
Crédit: Adobe Stock

Une décision venue de Pyongyang, pas de Moscou

Voici un détail que je veux souligner particulièrement: selon les rapports de renseignement cités par l’Institut Lowy, l’initiative du déploiement supplémentaire de troupes serait venue de Pyongyang elle-même, et non de pressions exercées par la Russie. Ce renversement de perspective change tout dans la façon dont nous devons comprendre ce partenariat.

Cela signifie que Kim Jong-un ne subit pas cette guerre, il la considère comme une opportunité stratégique. La Russie ferait face à un manque estimé à 500 000 soldats en raison d’efforts de mobilisation chancelants, mais c’est bien Pyongyang qui pousse pour approfondir cette relation militaire, pas l’inverse.

Un calcul cynique sur les pertes humaines

Les pertes nord-coréennes sont estimées entre 1 000 et 3 800 depuis novembre, soit un taux de pertes situé entre 9 et 35 %, selon l’analyse de l’Institut Lowy. Un taux de pertes entre 10 et 15 % suffit déjà à nuire à la cohésion, au moral et à la capacité offensive d’une unité militaire; au-delà de 30 %, les unités deviennent souvent inefficaces au combat.

Malgré ces chiffres glaçants, un retrait des troupes nord-coréennes exposerait Kim Jong-un à un embarras international et le priverait d’une expérience de guerre moderne qu’il juge précieuse. C’est cette logique froide, où des vies humaines deviennent une monnaie d’échange géopolitique, que je veux vous rappeler aujourd’hui.


Sacrifier délibérément des milliers de soldats pour obtenir une expérience de combat monnayable plus tard, c’est le genre de calcul que seul un régime totalitaire peut se permettre sans craindre une révolte populaire. Cela devrait vous glacer le sang autant que moi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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