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RÉCIT : Au Mexique, des ministres murmurent déjà les secrets de Morena à Washington
Crédit: Adobe Stock

Le rôle discret de la DEA

Selon le New York Times, cette vague de coopération n’est pas née d’un simple hasard. Elle a été en partie déclenchée par une initiative de la Drug Enforcement Administration, qui a discrètement contacté des officiels mexicains pour les convaincre de fournir des renseignements. Trois sources familières avec cette opération le confirment. La DEA ne cible pas des figures obscures: elle vise des gouverneurs d’État et des membres du Congrès, essentiellement issus du parti au pouvoir.

Cette approche méthodique rappelle une vieille recette américaine, déjà utilisée contre la mafia italienne ou les cartels colombiens: convaincre les maillons faibles de craquer avant les autres, créer un effet domino de délations qui isole les figures les plus exposées. Plus d’une douzaine d’élus auraient entamé des discussions sur le partage de renseignements concernant leurs collègues, selon le journal.

Des inculpations qui ont changé la donne

Le déclencheur immédiat de cette panique, ce sont les actes d’accusation émis par les États-Unis contre dix officiels mexicains, actuels ou anciens, accusés de collusion avec l’un des cartels les plus puissants du pays. Ces inculpations ont eu l’effet d’une bombe à Mexico: soudain, la ligne entre protection politique et exposition judiciaire est devenue floue pour des dizaines de figures du pouvoir.

Je pense que c’est précisément cette incertitude qui pousse tant de gens à vouloir négocier en coulisses. Quand on ne sait plus qui sera visé demain, on cherche à se prémunir en devenant utile à ceux qui mènent l’enquête. C’est une dynamique de peur pure, et elle produit exactement l’effet recherché par Washington: fragmenter la loyauté interne de Morena.


Je ne vais pas jouer les hypocrites: une justice qui avance par la peur n’est jamais confortable à célébrer. Mais face à des cartels qui décapitent, extorquent et corrompent des pans entiers de l’État mexicain, je préfère une DEA agressive à une impunité éternelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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