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PORTRAIT : Jocelyn Samuels, entre licenciement contesté et jurisprudence hostile
Crédit: Adobe Stock

Un revirement sur un précédent vieux de 91 ans

Cette situation découle directement de la décision Trump contre Slaughter, rendue par la Cour suprême par une majorité de six voix contre trois, qui a annulé le précédent établi par l’arrêt Humphrey’s Executor, vieux de quatre-vingt-onze ans, et qui limitait jusqu’ici le pouvoir présidentiel de révoquer les membres d’agences fédérales indépendantes sans motif valable.

Ce revirement jurisprudentiel majeur élargit considérablement le pouvoir présidentiel sur les agences de régulation fédérales, un changement qui dépasse largement le seul cas de l’EEOC et pourrait affecter l’ensemble des commissions indépendantes américaines, de la Réserve fédérale aux agences de protection des consommateurs.

Une décision qui rebat les cartes institutionnelles

L’arrêt Humphrey’s Executor, établi en 1935, constituait depuis près d’un siècle un pilier fondamental de l’architecture institutionnelle américaine, protégeant l’indépendance de certaines agences fédérales face aux pressions politiques directes de l’exécutif en place, quel que soit le parti au pouvoir à un moment donné.

Son renversement par la Cour suprême actuelle, majoritairement composée de juges nommés par des présidents républicains, signale un changement de paradigme institutionnel dont les conséquences pratiques commencent tout juste à se manifester concrètement dans des dossiers comme celui de Jocelyn Samuels devant la juge Chutkan.

Renverser un précédent vieux de 91 ans n’est jamais un acte anodin. Cette décision de la Cour suprême redessine silencieusement l’équilibre des pouvoirs à Washington, bien au-delà du seul sort individuel de Jocelyn Samuels.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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