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CHRONIQUE : L’UE ferme enfin ses portes aux vétérans russes de la guerre en Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Un arsenal qui dépasse largement la question des visas

L’interdiction d’entrée pour les vétérans n’est qu’un élément, certes hautement symbolique, d’un paquet de sanctions bien plus vaste. Selon les chiffres communiqués par Bruxelles, ce 21e train de mesures cible environ 170 individus et entités, incluant près de 90 banques russes supplémentaires, ce qui porterait le total à plus de 100 établissements sanctionnés sur les 213 institutions financières russes reliées au système international. Le paquet prévoit également des restrictions sur onze plateformes de cryptomonnaies qui aident la Russie à contourner les sanctions occidentales, y compris dans des pays tiers.

Le texte introduit aussi, fait notable, les premières sanctions visant le secteur de la pêche russe, avec une interdiction totale sur la morue et des restrictions sur d’autres espèces. Sur le plan énergétique, la Commission propose de geler le mécanisme d’ajustement du plafond des prix du pétrole jusqu’en janvier 2027, une décision justifiée par la flambée des cours consécutive à la fermeture du détroit d’Ormuz pendant la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Un impact déjà chiffré sur l’économie de guerre du Kremlin

Kaja Kallas a avancé un chiffre saisissant devant la presse: l’ensemble des sanctions européennes déjà en vigueur aurait coûté au Kremlin environ 1 500 milliards de dollars depuis le début du conflit. Le nouveau paquet doit, selon elle, cibler 80 entités et individus supplémentaires liés à l’effort de guerre russe. Von der Leyen a résumé la philosophie de cette nouvelle salve en une phrase: « Nos sanctions continuent d’avoir un impact significatif, affectant profondément les fondations économiques qui soutiennent les opérations militaires de la Russie ».

Le paquet ajoute enfin des restrictions sur l’importation de métaux, minerais et pièces automobiles russes, pour une valeur estimée à 60 millions d’euros, complétant un dispositif déjà tentaculaire qui touche pratiquement tous les secteurs stratégiques de l’économie russe.


Ce qui me frappe dans ce paquet, ce n’est pas seulement son ampleur mais sa cohérence stratégique: chaque sanction, prise isolément, semble anecdotique, mais l’accumulation sur quatre ans dessine un étau économique d’une redoutable efficacité. Le chiffre de 1 500 milliards de dollars, si l’on en croit Kallas, devrait clouer le bec à ceux qui prétendent encore que les sanctions occidentales sont cosmétiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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