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COMMENTAIRE : Zelensky somme l’OTAN d’accélérer les Patriot avant Ankara
Crédit: Adobe Stock

Des contrats signés, des livraisons qui n’arrivent pas

Selon le ministère ukrainien de la Défense, Kyiv a déjà signé des contrats pour des centaines de missiles PAC-2 Patriot avec le soutien de l’Allemagne, mais les livraisons ne devraient pas commencer avant plusieurs années. Le décalage entre l’urgence sur le terrain et le calendrier industriel occidental n’a jamais été aussi flagrant. Zelensky a révélé que l’Ukraine n’avait reçu aucun des 200 missiles promis dans le cadre d’un accord financé par la Norvège. « Nous ne demandons pas plus », a-t-il insisté, « nous voulons simplement que nos partenaires honorent ce qu’ils ont promis. »

Cette question des Patriot n’est pas un détail technique parmi d’autres. Le système est aujourd’hui le seul capable d’intercepter efficacement les missiles balistiques russes, ces armes qui voyagent plus vite que le son et laissent aux défenses ukrainiennes des secondes à peine pour réagir. Sans ces intercepteurs, les villes ukrainiennes restent à la merci d’une escalade que Moscou ne semble nullement disposée à freiner.

Une coalition de 100 Patriot déjà en mouvement

Il faut néanmoins reconnaître ce qui fonctionne. Le 11 juin 2026, une coalition regroupant l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège a annoncé la livraison de 100 intercepteurs Patriot, dont 32 avaient déjà été transférés à la mi-juin, avec 68 autres à suivre. C’est loin d’être suffisant face à l’intensité des bombardements russes, mais ce n’est pas rien non plus. Cette mobilisation prouve que lorsque la volonté politique existe, les mécanismes de livraison peuvent s’accélérer.

Le ministre ukrainien de la Défense a également appelé les pays partenaires à intensifier leur aide militaire, en insistant particulièrement sur les missiles pour les systèmes de défense aérienne et antimissile Patriot. Cette insistance répétée, presque lancinante, montre à quel point le sujet est devenu central dans la stratégie diplomatique de Kyiv à l’approche d’Ankara.


On ne peut pas applaudir une coalition de 100 intercepteurs d’une main et fermer les yeux sur les 200 missiles norvégiens jamais livrés de l’autre. La crédibilité de l’Occident se joue précisément dans cette incohérence entre les annonces spectaculaires et l’exécution concrète sur le terrain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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