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CHRONIQUE : l’économie de Trump tient sur le papier, s’effondre dans les têtes
Crédit: Adobe Stock

Une chute brutale de la création d’emplois

Selon CNBC, l’emploi salarié non agricole a augmenté de seulement 57 000 postes en juin, soit un ralentissement marqué par rapport aux mois précédents. Le nombre de personnes employées selon l’enquête auprès des ménages a chuté de 507 000, une baisse spectaculaire qui contredit le narratif d’une économie américaine en pleine forme sous Trump.

Seema Shah, stratège en chef mondiale chez Principal Asset Management, a résumé la situation en notant que ce ralentissement « remet en question le narratif d’un renforcement récent du marché du travail », tout en soulignant que la Réserve fédérale ne subit que peu de pression pour resserrer sa politique monétaire.

La Fed prise entre croissance et inflation

Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a qualifié le tableau de l’emploi de « steady », stable, tout en continuant d’insister sur l’importance de ramener l’inflation vers la cible de 2 % de la banque centrale. Cette prudence traduit une réalité que l’administration Trump peine à admettre publiquement: l’économie américaine navigue en eaux troubles, entre un marché de l’emploi qui s’essouffle et une inflation qui refuse de disparaître complètement.

Les marchés obligataires ont d’ailleurs réagi immédiatement à ce rapport décevant, avec des rendements du Trésor à 2 ans en baisse de 3,5 points de base à 4,13 %, les investisseurs révisant à la baisse leurs attentes d’une hausse de taux dès septembre.


Quand un gouverneur de la Fed choisit le mot « steady » plutôt que « strong » pour décrire le marché du travail, c’est un signal codé que tout observateur avisé doit savoir lire. La prudence des banquiers centraux en dit souvent plus long que leurs discours officiels.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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