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ÉDITORIAL : L’Espagne a compté ses morts de chaleur en juin, l’Europe doit ouvrir les yeux
Crédit: Adobe Stock

Près de mille morts en trente jours

Selon les données relayées par Reuters, l’Espagne attribue à la chaleur estivale plus de 1000 décès en excès pour le mois de juin 2026, un chiffre calculé par comparaison avec la mortalité moyenne attendue pour la même période. Le système MoMo, opéré par l’Institut de santé Carlos III, traque quotidiennement ces excès de mortalité liés aux vagues de chaleur depuis plusieurs années.

Ce mode de calcul, basé sur l’excès statistique plutôt que sur le seul décompte de certificats de décès mentionnant explicitement la chaleur, est considéré comme plus fiable par les épidémiologistes, car il capture aussi les décès indirects: crises cardiaques, insuffisances rénales, déshydratations sévères chez les personnes déjà fragiles.

Une population vieillissante en première ligne

Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent l’immense majorité des victimes, un schéma récurrent dans toutes les vagues de chaleur qui frappent l’Europe du Sud depuis des années. L’Espagne, comme beaucoup de pays méditerranéens, fait face à un vieillissement démographique qui aggrave mécaniquement sa vulnérabilité climatique.

Dans les maisons de retraite mal climatisées et les appartements urbains sans isolation thermique adéquate, la chaleur devient un tueur silencieux, particulier en ce qu’il ne frappe jamais d’un coup spectaculaire, mais accumule ses victimes jour après jour, presque invisible dans le tumulte de l’actualité quotidienne.


Ce qui me frappe le plus dans ces statistiques, c’est leur normalité apparente. On ne pleure pas ces morts comme on pleure les victimes d’une catastrophe soudaine, alors qu’elles sont tout aussi réelles et tout aussi évitables.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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