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PORTRAIT : les démocrates du Congrès préparent leur offensive contre Trump
Crédit: Adobe Stock

Un « slush fund » de 1,8 milliard sous la loupe

Au cœur de la liste des priorités démocrates figure ce que Raskin appelle le « $1.8bn convicted criminal slush fund and super pardon for the Trumps », un dossier lié aux grâces présidentielles massives accordées depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche. L’ancien avocat de la Maison-Blanche sous l’administration Trump lui-même, Ty Cobb, ne défend pourtant pas son ancien patron sur ce point précis: « There’s no way to discuss the slush fund as anything but criminal conduct ».

Cobb va plus loin en évoquant une « cottage industry », une véritable industrie artisanale, qui se serait développée autour du pouvoir de grâce présidentielle. L’ancien inspecteur général Michael Bromwich partage cette analyse et parle ouvertement de « selling pardons to serious criminals », une accusation grave qui, si elle était confirmée par une enquête parlementaire, transformerait un simple soupçon en scandale d’État documenté.

Les emoluments et le jet du Qatar en ligne de mire

L’ancienne procureure fédérale Barbara McQuade cible directement ce qu’elle considère comme des violations de la clause constitutionnelle des emoluments étrangers: « Trump’s acceptance of emoluments, such as the plane from Qatar, his solicitation of donations for his ballroom from government contractors… are all worthy of investigation because they suggest a president whose loyalty to the American people is compromised ». L’avion offert par le Qatar, évalué à environ 400 millions de dollars selon Ty Cobb, demeure l’un des symboles les plus commentés de ce dossier.

McQuade rappelle un principe constitutionnel simple mais lourd de conséquences: « The constitution requires the president to take care that the laws be faithfully executed. Weaponizing the legal system for political gain betrays that duty ». Cette phrase, en apparence sobre, résume l’ensemble de l’argumentaire démocrate: ce n’est pas tant l’enrichissement personnel qui choque que l’instrumentalisation du pouvoir exécutif au service d’intérêts privés.


Un jet de 400 millions offert par un gouvernement étranger, des dons sollicités pour une salle de bal privée auprès d’entreprises sous contrat fédéral: si un dirigeant d’une démocratie occidentale alliée se comportait ainsi, on parlerait immédiatement de conflit d’intérêt caractérisé. Il n’y a aucune raison de traiter ce dossier différemment sous prétexte qu’il concerne Washington.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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