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ANALYSE : Le Congrès dit non à Erdogan sur les F-35, un test pour l’OTAN d’Ankara
Crédit: Adobe Stock

Une vitrine pour Erdogan, un test pour l’OTAN

Le choix d’Ankara comme ville hôte du sommet de l’OTAN cette année n’est pas anodin. Pour Erdogan, c’est l’occasion de se présenter comme un pivot indispensable de l’Alliance, à cheval entre l’Europe, le Moyen-Orient et la mer Noire. Le sommet doit, selon les observateurs, faire progresser le débat sur les dépenses de défense européennes, avec un objectif ambitieux de 5% du PIB d’ici 2035 évoqué par les responsables de l’Alliance.

Or ce même sommet doit aussi composer avec la question turque, qui empoisonne les relations transatlantiques depuis des années. Les analystes de la défense soulignent que cette semaine sera un test de crédibilité pour l’OTAN: peut-elle exiger de ses membres européens des efforts budgétaires considérables tout en fermant les yeux sur les manquements d’Ankara aux règles communes de sécurité?

Les dépenses de défense, nouvel étalon de loyauté

Le secrétaire américain à la Défense a d’ailleurs averti que les contributions financières des États-Unis à l’OTAN seront désormais conditionnées aux efforts de dépense des autres alliés. Cette position, largement commentée avant le sommet, illustre la philosophie transactionnelle de l’administration Trump envers l’Alliance: chaque allié doit payer sa juste part, sous peine de voir l’engagement américain diminuer.

Dans ce contexte, la question turque devient un cas d’école: comment concilier fermeté sur les principes de sécurité (exclusion tant que les S-400 restent en place) avec la volonté de renforcer une posture de dissuasion collective face à Moscou où chaque allié, y compris la Turquie avec sa deuxième armée de l’OTAN en nombre de soldats, compte.


L’OTAN ne peut pas se permettre d’avoir deux poids deux mesures. Si l’on demande à la Pologne ou aux pays baltes de serrer la ceinture budgétaire pour la défense collective, on ne peut pas simultanément offrir un passe-droit à un allié qui garde chez lui des missiles russes capables de percer les secrets du F-35.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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