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REPORTAGE : 21 navires, 53 cibles, Kyiv verrouille la Crimée en trois nuits
Crédit: Adobe Stock

Dix-neuf pétroliers, un cargo, un ferry

Le détail des cibles maritimes frappées entre le 6 et le 8 juillet est documenté avec une précision inhabituelle pour ce type d’opération. Selon le colonel Brovdi, les forces ukrainiennes ont touché dix-neuf pétroliers de la flotte fantôme russe, auxquels s’ajoutent un cargo et un ferry opérant dans la zone de Kertch. Ces navires ne sont pas des cibles anodines. La flotte fantôme désigne cette flotte vieillissante de pétroliers immatriculés sous pavillons de complaisance que la Russie utilise depuis des années pour contourner les sanctions occidentales et continuer à exporter son pétrole, tout en approvisionnant directement les forces d’occupation en carburant.

Neuf pétroliers supplémentaires ont été frappés en mer d’Azov lors de la dernière phase de cette offensive, selon les informations rapportées par Reuters. Ce sont des vaisseaux d’environ sept mille tonnes de port en lourd, construits entre 2006 et 2012, qui transportaient du carburant destiné directement à l’effort de guerre russe en Crimée. Chaque tanker mis hors service, c’est une cargaison de carburant qui n’atteint jamais les colonnes de blindés russes, une réalité logistique que les communiqués militaires ukrainiens martèlent avec une constance méthodique.

Des unités spécialisées derrière chaque frappe

Ces opérations ne relèvent pas de l’improvisation. Elles portent la signature d’unités précises : le bataillon Kairos, le 413e régiment distinct, et le premier centre séparé des Forces des systèmes sans pilote, connu aussi sous le nom des « Oiseaux de Madyar ». Ces formations ont développé, au fil des mois, une expertise spécifique dans les frappes de drones longue portée contre des cibles navales en mouvement, un défi technique considérablement plus complexe que de viser une infrastructure fixe au sol.

Selon les informations relayées par Naval News, les pilotes de ces unités ont même diffusé des vidéos de plusieurs minutes documentant leurs frappes, montrant des tankers en flammes en pleine mer. Ces images, bien que leur authenticité n’ait pas pu être vérifiée de façon indépendante par les agences internationales, témoignent d’une volonté ukrainienne de rendre visible ce que la propagande russe préfère taire : l’ampleur réelle des pertes infligées à la logistique maritime de l’occupation.


Une flotte fantôme, un nom presque romanesque pour désigner ce qui n’est en réalité qu’un stratagème sordide destiné à contourner des sanctions décidées par des démocraties pour punir une guerre d’agression. Que ces pétroliers finissent en flammes dans la mer d’Azov n’a rien d’une tragédie, c’est la conséquence logique d’un choix que Moscou a fait en construisant cette flotte de contournement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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