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PORTRAIT : Jack Smith sort du silence et accuse Trump d’attaquer l’État de droit
Crédit: Adobe Stock

De la nomination à la démission

Le parcours de Jack Smith à la tête de l’enquête spéciale s’est déroulé sous une pression constante. Nommé en novembre 2022 par Merrick Garland, il a mené deux dossiers pénaux d’une ampleur inédite contre un ancien président en exercice de ses fonctions politiques. Sa démission, intervenue dix jours avant l’investiture de Trump le 20 janvier 2025, a marqué la fin officielle de sa fonction, mais pas la fin de l’attention dont il fait l’objet.

Ce départ n’a rien d’un simple passage de flambeau administratif. Smith savait, en quittant ses fonctions, qu’il laissait derrière lui deux dossiers pénaux dont l’un — celui des documents classifiés retenus à Mar-a-Lago — avait déjà connu un rejet judiciaire retentissant en juillet 2024, sous la plume de la juge Aileen Cannon, nommée par Trump lui-même. Ce rejet n’était pas un simple revers procédural: il illustrait déjà, avant même le retour au pouvoir du président, la fragilité institutionnelle à laquelle Smith se heurtait.

Le prix payé par son équipe

Ce qui s’est passé après l’investiture de Trump en janvier 2025 confirme, selon Smith, que ses craintes n’étaient pas de simples suppositions. Une semaine après cette investiture, le ministère de la Justice a licencié quatre procureurs de carrière ainsi que d’autres membres de son ancienne équipe. Quatre licenciements, en une semaine, visant des juristes de carrière qui avaient travaillé sur les dossiers Trump: ce fait, à lui seul, dessine un signal clair sur la manière dont l’administration a choisi de traiter l’héritage de l’enquête spéciale.

Ce chiffre de quatre licenciements n’est pas un détail administratif noyé dans la routine des changements d’équipe. Il s’agit de professionnels de carrière, recrutés pour leur expertise juridique et non pour leur loyauté politique, évincés dans la semaine suivant l’arrivée au pouvoir du président qu’ils avaient contribué à poursuivre pénalement. Smith voit dans cette séquence la première pierre d’un schéma plus large qu’il qualifie, dans son interview à CNBC, de poursuites de rétorsion.


Quatre procureurs de carrière licenciés en sept jours, ce n’est pas une réorganisation administrative, c’est un message envoyé à quiconque envisagerait, un jour, de faire son travail avec la même rigueur face à un pouvoir en place. Le message est reçu, et il continue de résonner dans les couloirs du ministère.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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