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ANALYSE : Boris Epshteyn et l’équipe juridique qui répond seulement à Trump
Crédit: Adobe Stock

De la campagne McCain à l’orbite Trump

Le parcours d’Epshteyn ne commence pas avec Trump. Selon Axios, il a conseillé la campagne présidentielle de John McCain en 2008, bien avant de devenir une figure incontournable du monde trumpiste. Né à Moscou, il a aujourd’hui quarante-trois ans, selon le Corriere della Sera. Ce détail biographique, souvent relevé tant par ses détracteurs que par ses partisans, ne constitue en lui-même ni une preuve ni une accusation : c’est seulement un fait d’état civil rapporté par la presse italienne et corroboré ailleurs.

C’est vers 2017, après la rupture entre Trump et son ancien avocat Michael Cohen, qu’Epshteyn prend véritablement le relais dans l’orbite juridique et médiatique du président, selon Axios. Cette bascule marque le début d’une ascension qui ne s’est jamais interrompue, malgré des controverses répétées sur son influence et ses méthodes de travail. Contrairement à d’autres figures qui gravitent puis disparaissent de l’entourage présidentiel, Epshteyn est resté une constante pendant près d’une décennie de tumulte juridique et politique ininterrompu.

Ni le plus expert, mais le plus proche

Ce qui distingue Epshteyn de la plupart des juristes qui ont défilé dans l’entourage de Trump n’est pas une expertise juridique exceptionnelle. Selon le Washington Post, cité par AlterNet, il est décrit comme moins expert juridique que la personne avec la relation directe avec le client. C’est cette proximité personnelle, et non un pedigree d’avocat plaidant devant la Cour suprême, qui explique son ascension continue. L’ancien avocat de la Maison-Blanche Ty Cobb, qui a travaillé pour Trump durant son premier mandat, résume la trajectoire sans détour :


Boris was a nobody when I was there.

Cette phrase de Cobb, rapportée par AlterNet, illustre combien la position d’Epshteyn s’est construite sur la durée plutôt que sur un titre ou une accréditation. Le porte-parole de la Maison-Blanche Steven Cheung offre une lecture diamétralement opposée. Selon Axios, il a qualifié Epshteyn d’an original, ajoutant que son bilan de réalisations pour le président parlait de lui-même. Ces deux citations, l’une critique dans son origine institutionnelle, l’autre officielle et élogieuse, doivent être lues côte à côte : elles ne s’annulent pas, elles racontent deux facettes documentées d’un même homme dont l’influence, elle, n’est contestée par personne dans les reportages consultés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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