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ANALYSE : le déblocage hongrois relance l’adhésion de l’Ukraine à l’UE
Crédit: Adobe Stock

Des années de veto orbaniste sur l’adhésion ukrainienne

Pour mesurer l’ampleur de ce déblocage, il faut se souvenir de ce qu’a représenté, pendant des années, la position du gouvernement de Viktor Orbán sur le dossier de l’adhésion ukrainienne à l’Union européenne. La Hongrie, en tant qu’État membre disposant d’un droit de veto sur les décisions d’élargissement nécessitant l’unanimité, avait systématiquement freiné ou bloqué les avancées les plus significatives du processus d’adhésion de Kyiv, invoquant divers motifs allant de la protection des minorités hongroises en Ukraine à des réserves plus larges sur l’orientation géopolitique de l’Union européenne face à la Russie.

Cette obstruction hongroise répétée avait fini par transformer la Hongrie en principal point de friction interne de l’Union européenne sur la question ukrainienne, un rôle qui contrastait fortement avec la position affichée par la quasi-totalité des vingt-six autres États membres, majoritairement favorables à une accélération du processus d’adhésion de l’Ukraine face à l’agression russe.

Un basculement électoral aux conséquences immédiates

L’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre Péter Magyar, dont l’orientation pro-européenne tranche nettement avec celle de son prédécesseur, a produit des effets diplomatiques quasi immédiats sur ce dossier, selon Euronews. Ce basculement électoral illustre combien la politique d’élargissement européenne reste, en définitive, tributaire des dynamiques électorales internes de chaque État membre disposant d’un droit de veto sur ces décisions.

Cette dépendance structurelle du processus d’élargissement aux aléas électoraux nationaux constitue, en soi, une leçon importante sur la fragilité institutionnelle de la politique d’élargissement de l’Union européenne, où une seule alternance politique dans un État membre peut débloquer, ou à l’inverse figer pendant des années, un processus engageant l’avenir stratégique de tout le continent européen.


Je ne peux pas m’empêcher de penser à toutes les années perdues par l’Ukraine à cause du seul veto hongrois de Viktor Orbán. Ce constat ne doit pas ternir la satisfaction légitime que provoque ce déblocage, mais il devrait inciter l’Union européenne à revoir, à terme, ses règles de vote à l’unanimité sur des dossiers aussi stratégiques que l’élargissement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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