Skip to content
BILLET : Aux funérailles de Khamenei, la rue iranienne a hué le compromis
Crédit: Adobe Stock

Deux slogans, un même message

Les mots employés par la foule méritent d’être cités avec exactitude, parce qu’ils portent en eux toute la charge politique de ce moment. Selon Al Jazeera, les endeuillés ont scandé « Mort au compromis » et « Mort au vendeur de la patrie », deux formules qui visaient directement le président Pezeshkian et son rôle présumé dans les négociations ayant mené au protocole d’entente avec Washington.

Ces slogans ne sont pas de simples cris de colère spontanée. Ils reflètent une accusation politique précise : celle d’avoir « vendu » les intérêts nationaux iraniens en acceptant de négocier avec les États-Unis. Cette accusation, portée en public lors d’un événement aussi solennel, illustre l’ampleur du rejet que suscite, dans certains segments de la société iranienne, toute forme de dialogue avec Washington.

Un langage qui vise le sommet de l’État

Ce que ces slogans révèlent aussi, c’est la personnalisation de la colère populaire. Ce n’est pas seulement une politique étrangère qui est contestée, c’est directement le président Pezeshkian, désigné nommément comme le « vendeur de la patrie » par une partie de ses propres concitoyens, lors d’un moment où l’unité nationale aurait dû, en théorie, prévaloir sur toute autre considération.

Cette personnalisation de la contestation place le président iranien dans une position politique extrêmement fragile, coincé entre une pression diplomatique occidentale qui exige des concessions et une frange de sa propre population qui rejette toute forme de compromis avec les États-Unis.


Traiter son propre président de « vendeur de la patrie » en public, lors des funérailles du guide suprême, ce n’est pas un simple débordement. C’est l’expression d’une défiance si profonde qu’elle n’a plus besoin de se cacher, même dans les moments où le pouvoir attend le silence.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu