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CHRONIQUE : El-Obeid, la ville que l’ONU redoute de voir tomber cet été
Crédit: Adobe Stock

Plus de mille civils tués par drones en cinq mois

Selon l’agence humanitaire de l’ONU, plus de 1000 civils ont été tués par des frappes de drones entre janvier et mai 2026. Ce chiffre, qui précède les alertes spécifiques sur El-Obeid, situe déjà cette guerre dans une trajectoire d’intensification technologique où l’arme aérienne à distance devient un outil central de la violence contre les populations civiles, bien au-delà des seules zones de combat terrestre traditionnelles.

Ce chiffre de plus de mille morts en cinq mois, uniquement pour les frappes de drones, doit être lu en complément de l’ensemble des autres statistiques déjà établies sur ce conflit. Il ne s’agit pas d’un pic isolé, mais d’une tendance soutenue qui traverse plusieurs régions du Soudan simultanément, y compris des zones qui, comme El-Obeid, n’ont pas encore basculé dans un conflit terrestre ouvert.

Vingt-trois morts déjà enregistrés à El-Obeid en juin

Le 11 juin 2026, le bilan des morts à El-Obeid a atteint 23 en raison des frappes de drones continues du RSF, selon la chronologie établie par allAfrica. Ce chiffre, antérieur aux alertes plus larges sur un risque imminent d’atrocités de masse, montre que la ville n’attendait pas une hypothétique offensive terrestre pour subir déjà des pertes civiles documentées, dans les semaines précédant l’intensification des inquiétudes internationales.

Ces vingt-trois morts, établis avant même que les alertes les plus vives ne soient formulées par le Conseil de sécurité, méritent d’être considérés comme un signal d’alarme précoce que les acteurs diplomatiques ont visiblement pris en compte dans leur évaluation du risque global pesant sur la ville. Le vocabulaire d’atrocités de masse n’est pas apparu du jour au lendemain, il s’est construit à partir de constats déjà tangibles sur le terrain.


Je ne peux pas lire ces vingt-trois morts de juin comme un simple chiffre parmi d’autres. Chacun d’eux est mort avant même que l’alerte la plus vive ne soit formulée, ce qui signifie que la menace sur El-Obeid n’est pas une hypothèse abstraite mais une réalité qui a déjà commencé à tuer, discrètement, pendant que le reste du monde regardait ailleurs.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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