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CHRONIQUE : le clergé de Qom retourne contre Pezeshkian
Crédit: Adobe Stock

Une défense publique inhabituelle pour un président iranien

Selon l’Eastern Herald, daté du 2 juillet 2026, le président Massoud Pezeshkian a dû défendre le protocole d’entente conclu avec les États-Unis face à une opposition cléricale venue de Qom, ville considérée comme le centre théologique et institutionnel de la République islamique. Que ce type de défense publique soit nécessaire révèle, en creux, une contestation suffisamment sérieuse pour que le président ne puisse pas simplement l’ignorer ou la balayer d’un revers de main diplomatique habituel.

Cette situation place Pezeshkian dans une posture délicate rarement observée aussi ouvertement chez un président iranien depuis des années : devoir justifier, devant les gardiens autoproclamés de l’orthodoxie religieuse du régime, une politique d’ouverture économique et diplomatique envers un adversaire historique désigné. Cette nécessité de justification publique, documentée par l’Eastern Herald, constitue en elle-même un indicateur politique de première importance sur l’état réel des rapports de force internes iraniens.

Ghalibaf et la ligne rouge nucléaire imposée au président

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé, selon la même source de l’Eastern Herald, que l’Iran n’accorderait « aucun accès dépassant ce qui a été autorisé par le Conseil suprême de sécurité nationale » à l’Agence internationale de l’énergie atomique. Cette déclaration n’est pas anodine : elle place une limite institutionnelle explicite, venue directement du Parlement, sur la marge de manœuvre dont dispose réellement Pezeshkian dans ses négociations avec Washington sur le dossier nucléaire.

Cette prise de position de Ghalibaf confirme que le président iranien ne négocie pas seul, ni librement, avec les États-Unis. Il opère sous la surveillance constante d’institutions parallèles, Parlement, Conseil suprême de sécurité nationale, clergé de Qom, qui peuvent chacune, à tout moment, restreindre publiquement l’espace diplomatique qu’il pensait avoir négocié avec ses homologues américains.


Ghalibaf qui fixe lui-même les limites de ce que Pezeshkian peut céder à Washington, ce n’est pas un détail de gouvernance interne : c’est la preuve que le président élu n’a jamais eu les pleins pouvoirs qu’on lui prête souvent depuis l’étranger. L’Iran négocie avec plusieurs voix, pas une seule.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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