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ENQUÊTE : Après la défection d’un commandant, le JNIM étend sa guerre au Sahel
Crédit: Adobe Stock

Une offensive documentée par ACLED sur plusieurs fronts

Selon le rapport ACLED Africa Overview daté du 9 mars 2026, le JNIM a lancé, à partir de février 2026, une campagne coordonnée de grande ampleur à travers le Sahel central, avec des répercussions documentées jusqu’au Bénin. Le Burkina Faso a constitué, selon cette même source, le théâtre principal de cette offensive, avec plus de 30 attaques recensées et un bilan de plus de 120 soldats, gardes forestiers et membres des Volontaires pour la défense de la patrie, désignés VDP, tués durant cette séquence.

Ce bilan de 120 tués parmi les forces de sécurité et les supplétifs civils armés du Burkina Faso illustre l’ampleur de cette campagne, qui dépasse largement le cadre d’attaques isolées pour constituer, selon la terminologie employée par ACLED elle-même, une offensive coordonnée visant à affaiblir durablement les capacités de sécurité de l’État burkinabè dans plusieurs régions simultanément.

La riposte de l’État islamique au Sahel début février

Cette campagne du JNIM n’est pas restée sans réponse de son rival direct. Selon ACLED, l’ISSP a mené une contre-offensive les 9 et 10 février 2026, tuant plus de 40 combattants du JNIM lors de cette opération. Ce bilan croisé, plus de 120 morts côté forces de sécurité et VDP face au JNIM, et plus de 40 morts côté JNIM face à l’ISSP, dessine le portrait d’une région prise en étau entre deux organisations jihadistes rivales qui se combattent autant qu’elles combattent les États sahéliens eux-mêmes.

Cette dynamique de rivalité armée entre JNIM et ISSP, documentée avec précision par ACLED, complique structurellement toute réponse sécuritaire unifiée dans la région, puisque les forces de sécurité nationales doivent désormais faire face à deux ennemis distincts, dont les intérêts stratégiques ne sont pas toujours alignés, ce qui crée des dynamiques de terrain imprévisibles pour les autorités locales.


Je refuse de présenter cette rivalité entre JNIM et ISSP comme une bonne nouvelle qui affaiblirait mécaniquement la menace jihadiste globale. Deux organisations qui se combattent produisent souvent, sur le terrain, davantage de victimes civiles qu’une seule organisation dominante, parce que chacune cherche à démontrer sa force par une escalade de violence.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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