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ESSAI : L’OTAN a promis 5%, mais contre quelle guerre et pour quand
Crédit: Adobe Stock

3,5% de dépenses dures, 1,5% de dépenses liées

L’accord de La Haye repose sur une architecture financière à deux niveaux, que le site officiel de l’OTAN a précisée dans une mise à jour publiée le 29 juin 2026 : 3,5% du PIB consacrés à des dépenses de défense « dures », au sens strict de l’équipement et des capacités militaires, et 1,5% supplémentaires consacrés à des dépenses plus larges, dites « liées à la défense », qui englobent des investissements en infrastructures, en cybersécurité ou en résilience nationale.

Cette distinction n’est pas un détail comptable secondaire. Elle révèle une tension conceptuelle au cœur même de l’accord : celle entre une vision étroite de la défense, centrée sur les capacités militaires classiques, et une vision élargie, qui intègre la résilience sociétale face à des menaces hybrides. Cette tension conceptuelle, non résolue par l’accord lui-même, laisse chaque pays membre libre d’interpréter à sa manière ce que signifie réellement se préparer à la guerre.

Une révision programmée pour 2029, pas avant

L’OTAN a prévu une révision de la trajectoire et de l’équilibre entre ces deux catégories de dépenses en 2029, en fonction de l’évolution de l’environnement stratégique. Ce délai de plusieurs années avant toute réévaluation formelle pose une question de fond : que se passe-t-il si l’environnement stratégique se dégrade plus rapidement que prévu, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 ?

Cette rigidité calendaire, adoptée pour donner une prévisibilité budgétaire aux gouvernements nationaux, pourrait devenir un handicap si la menace évolue plus vite que le calendrier institutionnel prévu pour ajuster la répartition des dépenses. C’est précisément ce décalage potentiel entre le tempo diplomatique et le tempo stratégique réel qui constitue l’un des risques les moins discutés publiquement de cet accord.


Une révision programmée pour 2029 suppose que la menace attendra sagement cette date pour évoluer. L’histoire récente de la Russie de Vladimir Poutine, de l’annexion de la Crimée à l’invasion de l’Ukraine, ne donne aucune raison de croire que les agressions se calibrent sur les calendriers institutionnels occidentaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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