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PORTRAIT : Deux prisonniers nord-coréens qui veulent déserter vers Séoul
Crédit: Adobe Stock

La citoyenneté automatique en cas de défection

En vertu du droit sud-coréen, tout ressortissant nord-coréen qui choisit de faire défection obtient automatiquement la citoyenneté sud-coréenne, selon l’évaluation de l’ISW relayée le 7 juillet 2026 ([ISW, 7 juillet 2026](https://understandingwar.org/research/china-taiwan/korean-peninsula-update-july-7-2026/)). Cette disposition légale, ancrée dans la constitution sud-coréenne qui considère l’ensemble de la péninsule coréenne comme un territoire national unique, offrirait à ces deux prisonniers un chemin juridique clair vers une nouvelle vie, à condition que le transfert physique depuis l’Ukraine vers la Corée du Sud se concrétise.

Cette garantie constitutionnelle, unique parmi les démocraties confrontées à des populations de régimes autoritaires voisins, illustre la conception particulière que la Corée du Sud entretient depuis des décennies envers ses compatriotes du Nord, considérés en droit comme des citoyens sud-coréens temporairement privés de leurs droits par la division de la péninsule depuis 1953.

Un parcours administratif qui reste encore à accomplir

Malgré cette promesse légale claire, le chemin vers la citoyenneté sud-coréenne pour ces deux hommes reste conditionné à plusieurs étapes administratives et diplomatiques encore non finalisées, notamment le transfert effectif de leur garde depuis l’Ukraine vers la Corée du Sud, une opération logistique et diplomatique qui nécessite l’accord explicite des autorités ukrainiennes, propriétaires légales de ces prisonniers de guerre en vertu du droit international humanitaire.

Cette complexité administrative rappelle que la promesse constitutionnelle sud-coréenne, aussi généreuse soit-elle sur le papier, ne suffit pas à elle seule à garantir une transition rapide et sans embûche pour ces deux prisonniers, dont le destin reste suspendu à des négociations diplomatiques encore en cours entre deux gouvernements alliés mais aux priorités distinctes.


La Corée du Sud offre, sur le papier, l’une des voies de protection les plus généreuses au monde pour un transfuge nord-coréen. Mais entre la promesse constitutionnelle et la réalité d’un transfert depuis un pays en guerre, il reste un chemin diplomatique que ni Séoul ni Kyiv n’ont encore complètement parcouru.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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